Plusieurs acteur-trice-s de différents secteurs de la zone métropolitaine du Cap-Haïtien ont participé à un atelier d’échanges et de validation sur un cadre de priorités stratégiques visant à développer cette zone riche en potentialité historique et touristique mais faisant face à des défis majeurs en termes de démographie, de gouvernance, de risques sécuritaires, d’infrastructures et d’environnement.
Le projet AGIR_ Alliance pour une Gouvernance Inclusive et Redevable en Haïti_ à travers un engagement collectif de plusieurs institutions et organisations dont le Centre d’Étude et de Coopération Internationale (CECI), l’Organisation de Gestion de la Destination Nord d’Haïti (OGDNH), l’Asosiyasyon Fanm Solèy Dayiti (AFASDA), L’Université de Limonade, l’Institut de Formation et de Services (IFOS), ainsi que des acteur-trice-s étatiques, de la société civile et du secteur privé des affaires, entreprend des démarches visant à renforcer la gouvernance locale et la participation citoyenne des femmes et des jeunes dans le développement du département du Nord.
Le projet a organisé, le week-end dernier, un atelier d’échanges et de validation sur un cadre de priorités stratégiques pour le développement de la zone métropolitaine du Cap-Haïtien (ZMCH). Cet exercice constitue une étape importante du processus de dialogue entamé depuis plusieurs mois entre ces acteurs-trices sur l’égide du projet. Cela s’inscrit dans une vision de développement durable et inclusif faisant de cette zone un pôle de croissance résilient et compétitif, ancré dans son patrimoine historique et doté d’infrastructures fonctionnelles. En effet, avec un port et un aéroport international, une forte potentialité historique et touristique, la zone métropolitaine du Cap-Haïtien qui regroupe six (6) communes : Cap-Haïtien, Limonade, Quartier Morin, Milot, Plaine-du-Nord et Acul-du-Nord, constitue un territoire stratégique pour le développement du grand Nord d’Haïti. Toutefois, elle fait face à des défis critiques entre autres l’urbanisation rapide et non planifiée, une forte pression démographique, un déficit d’infrastructures et une vulnérabilité environnementale aigue. Ce qui exige une approche globale, inclusive et coordonnée.
Ce document cadre est un outil opérationnel, conçu pour orienter les actions, mobiliser les ressources et renforcer la gouvernance locale tout en promouvant la participation citoyenne. Il présente un ensemble d’actions sécuritaires, infrastructurelles, environnementales et en matière de droits humains à mener dans la zone métropolitaine du Cap-Haïtien.
Cet atelier fut aussi l’occasion pour les participant-e-s de réfléchir sur les défis et les actions à mener dans les six communes, de monter une feuille de route, de comparer les actions prévues dans le budget national 2025-2026 avec celles du cadre de priorités stratégiques, enfin d’aboutir à sa validation avant de la soumettre aux autorités compétentes pour la mise en œuvre.
Intervenant au lancement de cet atelier, le directeur Pays de CECI, Claude Phanord, a appelé les acteur-trice-s (collectivités, Etat, secteur privé, société civile et diaspora) à harmoniser leurs efforts pour l’implémentation de ce cadre de priorités stratégiques. « Ensemble, nous pouvons transformer la zone métropolitaine du Cap-Haïtien en un modèle de développement territorial inclusif et durable » a-t-il déclaré.
Financé par le gouvernement du Québec, le projet AGIR, mis en œuvre par le CECI, L’IEIM et la maison d’Haïti, accompagne les acteurs des 6 communes précitées à doter la zone métropolitaine du Cap-Haïtien d’un cadre de priorités stratégiques pouvant répondre aux problèmes immédiats liés à la gouvernance locale, au développement durable et à l’inclusion sociale.
