Les mouvements revendicatifs populaires souffrent d’une absence de leadership responsable, croit la FJKL

La Fondation Je klere (FJKL) dénonce un manque de leadership auquel sont confrontés les différents mouvements de rues enregistrés dans le pays depuis plus d’une semaine. Selon la directrice exécutive de la FJKL, Marie Yolène Gilles, cette situation serait à la base des scènes de violence constatées à plusieurs endroits du pays. Par ailleurs, la militante invite le gouvernement à se mettre à l’écoute des revendications de la population.

Publié le 2022-09-22 | lenouvelliste.com

Intervenant à la matinale de Magik9, le 21 septembre dernier, la directrice exécutive de la FJKL dit constater, depuis plusieurs jours, des révoltes populaires à travers le pays à la suite de la décision “irresponsable” et “irréfléchie” du gouvernement d’augmenter le prix du carburant à la pompe à plus de 100%. Selon Mme Gilles, ces mouvements de revendications populaires, qu’elle estime justes, souffrent “d’une absence de leadership responsable, crédible, lucide et éclairé”.

Ces mouvements de revendications, aux dires de la militante de droits humains, pourraient avoir beaucoup plus de résultats, s’ils avaient comme chef de file un leadership responsable. Cela, a-t-elle ajouté, aurait évité les scènes de violence de toutes sortes dans le pays. “Aujourd’hui, on est en présence d’une violence aveugle où des appels à la destruction et au pillage sont lancés de partout… Alors, qu’une catégorie se sert de la misère de la population à des fins politiques”, a expliqué Marie Yolène Gilles qui fait état de plusieurs attaques perpétrées par des pêcheurs en eaux troubles contre des écoles, des hôpitaux, des églises, entre autres.

Parallèlement, la responsable à la FJKL dénonce la présence de ce qu’elle considère comme des individus ayant des démêlés avec la justice et recherchés par la police à la tête de mouvements de protestation qui réclament le départ de ce gouvernement. À cet effet, Mme Gilles estime qu’il y a une tentative visant à récupérer les mouvements de revendications de la population qui, selon elle, vit dans la faim.

La directrice exécutive de la Fondation Je Klere, fort de toutes ces constatations, enjoint le gouvernement en place à ne pas se soumettre aux injonctions du FMI en vue d'augmenter le prix des produits pétroliers. Marie Yolène Gilles l’invite, de préférence, à écouter les revendications de la population afin de trouver une solution à la crise permettant ainsi à la situation de reprendre son cours normal sur tout le territoire national.



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