Les détenus meurent à la prison civile de Jacmel

Publié le 2022-09-07 | lenouvelliste.com

De janvier à septembre de l'année en cours, 17 détenus sont déjà morts dans des conditions jusqu’à aujourd'hui méconnues à la prison civile de Jacmel. Le 3 septembre 2022, la presse a été alertée par des responsables d’organismes de défense des droits humains pour la mort des détenus Tombeau Dieuvè et Ossé Ferdinand. 24 heures auparavant, soit le 2 septembre, les détenus Jean Pierre Duralson et Sanon Lifène succombaient à la prison civile de Jacmel.

Difficultés respiratoires, malnutrition sont, entre autres, les causes de la mort de la plupart des détenus, a fait savoir Jean Jeudy, secrétaire général de Société Makaya, militant pour le respect des droits humains.

Pour aider les détenus à rester en vie, une partie de la société civile de Jacmel fait son possible pour alimenter la prison en nourriture. Les gens courtisent ceux qui ont chez eux des vivres alimentaires pour alimenter la prison. Des agents de l’Administration pénitentiaire nationale (APENA) ont été aussi aperçus à Lavannau, habitation riche en arbre véritable et en bananiers, en train de demander de l’aide aux agriculteurs au profit des détenus.

Selon Jean Jeudy, la majorité des 700 détenus de la prison civile de Jacmel sont malades. Les conditions exécrables d’incarcération, l’insalubrité, la malnutrition rendent vulnérables les détenus qui, pour la plupart, sont en détention préventive prolongée.

La population carcérale de Jacmel est répartie en 14 des 16 cellules disponibles, les deux autres cellules hébergent une pharmacie et un dispensaire. Cette semaine, l'agent exécutif intérimaire de la commune a créé une cellule composée de notables de la ville, de commerçants  pour élaborer un plan de sauvetage pour cette population carcérale.

Pierre-Paul Ancion
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