Vanessa Jeudi revient sur sa tournée avec Azueï

Publié le 2022-06-28 | lenouvelliste.com

En tournée binationale (Haïti et la République Dominicaine) avec le mouvement Azueï du 10 au 26 juin 2022, la chanteuse Vanessa Jeudi revient sur cette expérience tout à fait nouvelle pour sa carrière.

« Pour moi, c’était une très belle expérience. Déjà que c’était pour la première fois que je me suis retrouvée dans une tournée de cette ampleur que ce soit au niveau politique, d’échanges interculturelles. Que ce soit au niveau du nombre de concerts et de villes. C’était aussi une expérience assez nouvelle pour moi à laquelle j’ai pu très bien m’adapter », explique-t-elle.

Appelée pour pallier l’absence de Chouloute Minouche a.k.a Shoomy (désormais chanteuse du groupe Zenglen), James Germain et Sara Rénélik, qui ont tous participé sur l’album « Artibonito », l’interprète-militante dit avoir toujours suivi de près ce projet.

« C’est une cause qui m’avait toujours interpellée. J’avais l’habitude d’écouter les chansons de l’album Artibonito et je suivais leur compte sur Instagram. Donc, lorsque le maestro David Casséus m’a contacté, j’ai tout de suite montré mon intérêt, car j’estimais qu’il faisait sens d’apporter ce genre de message », indique Vanessa Jeudi.

Sa carrière d’artiste ancrée dans la militance, la voix féminine de « Règleman Afè Popilè » a vu dans Azueï une nouvelle possibilité de porter une cause. « Dans un contexte pareil, avec une crise migratoire et notamment beaucoup de déplacement vers la République Dominicaine, des Haïtiens se font humilier, ce projet m’a apporté quelque chose en plus comme artiste qui avait déjà une cause à défendre à travers mes œuvres. Il m’a également fait côtoyer de près la réalité. Par exemple, durant la tournée, dans certains espaces on redoutait la tenue d’un concert, parce qu’on connaissait les possibilités que l’on soit victime de boycottage de la part des regroupements qui s’opposent au vivre ensemble entre Haïtiens et Dominicains », avance-t-elle.

« Le challenge pour moi a été que je m’adapte à chacun de la bande malgré les barrières linguistiques et territoriales. Et que j’arrive à faire passer un message de solidarité, de vivre ensemble à un public pratiquement nouveau en Haïti et en Dominicanie avec des chansons en créole et en français », poursuit-elle.



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