« Giyon Kidnapping, un mal malfini » de Golla Akwaba » 

Publié le 2022-06-23 | lenouvelliste.com

Golla Akwaba s’arme de courage pour nous donner un livre qui dénonce le désordre qui s’étale dans le pays et plus particulièrement le kidnapping. Parmi les gangrènes qui rongent notre société depuis des lustres, le phénomène kidnapping en est un. Il semble que son éradication n’est pas pour demain vu l’ampleur qu’il prend et la tranquillité avec laquelle ceux qui sont dans ce business vivent.

« Maintenant, c’est la réprobation générale de cette série macabre et le kidnapping est devenu un virus que l’on pourrait designer par kidnapid à l’instar du Covid-19 et sa prévalence laisse les indices d’une sorte de présomption de terrorisme d’Etat. Ce virus qui n’a pas encore trouvé son vaccin et qui répand la terreur au sein de la société haïtienne », déclare Golla Akwaba.

« Giyon Kidnapping, un mal malfini », un livre dédié à la mémoire de nos innombrables victimes ravies prématurément à l’affection des leurs par ce fléau qui fait ravage dans notre société : Jacques Roche, François Latour, Claude Bernard Lauture, Robert Marcello, Farah Dessources, Robert Nonez, Lencie Mirville, Evelyne Sincère Ernst Pady, Etc. De plus, il veut dénoncer ceux qu’il estime placer pour matraquer ce fléau qui se fait de préférence complice. « Une agression générée par la cupidité morbide de ceux-là même dont la mission était de protéger et servir, rendre justice à ceux faire. » 

Golla Akwaba raconte les drames que Primo Prodomo a connus. Ce dernier était victime des frasques de son voisin Giyon. « C’est à l’UEH, Hôpital de l’Université d’Etat d’Haïti que je me vois transporter déguillant de sang de la tempe, des narines et au bras, dans un état second. J’y ai été par incidence, assigné à demeure pour des soins médicaux immédiats à la suite d’une agression sur ma personne, laquelle mettait sérieusement ma vie en danger. En effet, j’y étais arrivé en état de choc sous le coup d’une attaque Pwenn fè pa et à l’assaut comme moi, deux tueurs professionnels, apparemment, membres d’un gang organisé courant libres les rues, des pénitents, ayant chefs, soldats, kidnappeurs, exécuteurs, et tenez bien la rampe, des juges assermentés tout aussi bien, mais ô temps arrête !... »

Primo se donne la mission de montrer comment Giyon, son voisin a pu arriver à commanditer cette basse besogne. Giyon est un homme d’affaires. Il devait me livres deux camions que j’avais loués de lui, il y a quelques années de cela. Un camion de tonnage moyen (4 tonnes), un autre de fort tonnage (18 tonnes). Les deux unités devraient être livrées « Sine die » par le bailleur. Ce contrat s’élevait à 20.000 dollars américains. La durée de l’exploitation était fixée à trois mois. Giyon, après avoir empoché l’argent, refusa de livrer immédiatement la marchandise selon les termes du contrat. Ayant compris qu’il voulait avoir à la fois l’argent et la marchandise, je décidai d’introduire une requête de révocation du contrat auprès de lui. Il refusa catégoriquement d’accéder à ma requête.

« Giyon Kidnapping, un mal malfini », 197 pages, Imprimerie Média-texte, avril 2022. 

Daniel Jeanty
Auteur


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