« Le Premier ministre Ariel Henry mène le pays au bord du précipice », dixit Joseph Lambert

Le sénateur Joseph Lambert accuse le Premier ministre Ariel Henry de constituer le plus grand obstacle à l’entente nationale. Par ses agissements, croit le président du tiers restant du Sénat, M. Henry ne fait que mener le pays au bord du précipice.

Publié le 2022-04-01 | lenouvelliste.com

Dans le cadre de sa tentative de dialoguer avec les différents acteurs politiques et de la société civile en vue d’un dénouement à la crise multidimensionnelle qui affecte le pays, le sénateur Joseph Lambert, sous le couvert du Sénat de la République, a vainement invité à trois reprises le Premier ministre Ariel Henry à rencontrer les pères conscrits de la nation. Cette démarche est justifiée, estime Joseph Lambert, puisque M. Henry représente celui qui détient la réalité du pouvoir.  

« Lorsqu’on a consulté tous les groupes et secteurs du pays, certains sont fondamentaux dans les échanges, parmi lesquels ceux qui ont un accord », a déclaré Lambert, vendredi 1er avril 2022, à l'émission Panel Magik, sur Magik9. Parmi les groupes jugés indispensables dans le processus de dialogue, le sénateur évoque entre autres le groupe de la société civile ayant accouché l’accord de Montana et du Protocole d’entente national. « Même si vous avez ces groupes, vous ne pouvez pas ignorer celui qui détient la réalité du pouvoir actuellement »,  ajoute-t-il, parlant du Premier ministre Ariel Henry. 

Pour Lambert, il est impératif que le Premier ministre retrouve les autres groupes. Il regrette cependant que M. Henry ne montre pas qu'il est favorable au dialogue. Cela signifie, indique Joseph Lambert, que le chef du gouvernement estime qu’il est sur la bonne voie. 

« Le principal obstacle à une entente nationale reste et demeure Ariel Henry »,  affirme le président du tiers Sénat. Le représentant du département du Sud-Est au grand Corps croit que, par son attitude et ses agissements, le Premier ministre mène le pays au bord du précipice. « Nous  nous approchons d’une situation pire que celle que nous vivons à présent. Lorsqu’on a un Premier ministre au pouvoir qui n’entend jamais raison et agit selon ses caprices, c’est comme s’il disait que le pays lui appartient », martèle Lambert, qui invite le PM à changer son mode de gouvernance. 

« Je ne veux pas être un prophète de malheur, mais lorsque nous vivons une situation pareille, toutes sortes de catastrophes sont à redouter », déclare Lambert, qui dénonce ce qu’il appelle le caractère belligérant du PM Henry. 



Réagir à cet article