2021 : explosion du nombre d’Haïtiens secourus en mer par les garde-côtes américains

Publié le 2022-01-28 | lenouvelliste.com

Depuis le 1er octobre 2021, les garde-côtes américains ont secouru 802 migrants haïtiens contre 1 527 au cours des trois premiers trimestres de l'année 2021. Le nombre d’Haïtiens secourus en mer en 2021 a explosé comparativement à 2020, soit 418, selon un communiqué des garde-côtes américains, rendu public le 26 janvier 2022. Le communiqué a indiqué que les garde-côtes ont intercepté 191 Haïtiens à bord d'un voilier-cargo surchargé mardi, à environ 40 milles au sud-ouest de Great Inagua, aux Bahamas. 

L'équipage du garde-côtes Kathleen Moore a repéré un voilier-cargo vert et bleu avec 191 personnes à bord lors d'une patrouille de routine, mardi, vers 1 h du matin. L'équipage a fourni des gilets de sauvetage et a fait monter les personnes à bord du garde-côtes Reliance et Kathleen Moore pour des raisons de sécurité, selon ce communiqué, soulignant que les garde-côtes maintiennent une présence constante dans les eaux autour d’Haïti. «Les garde-côtes maintiennent une présence constante en patrouillant les eaux autour d'Haïti, de la République dominicaine, de Cuba, de Porto Rico et des Bahamas, afin d'aider à prévenir les pertes en vies humaines en haute mer», a déclaré le lieutenant David Steele, officier de liaison des garde-côtes à l'ambassade des États-Unis en Haïti. «Ces navires manifestement surchargés fonctionnent sans équipements de sécurité appropriés et ne sont pas construits pour ces voyages dangereux», poursuit ce communiqué.

«  Nous sommes préoccupés par l'augmentation du nombre de migrants maritimes.  En plus des programmes de développement visant à aider les Haïtiens à se construire un meilleur avenir en Haïti, nous rappelons à toute personne envisageant de migrer de manière irrégulière les dangers du voyage.  Ces navires ne sont pas sûrs.  Ne mettez pas votre vie en danger », a indiqué au Nouvelliste le porte-parole de l’ambassade des Etats-Unis à Port-au-Prince, Christopher Johnson.

Auteur


Réagir à cet article