Le MJSAC rouvre l’école l’Espoir Michael Sylvestre

La ministre de la Jeunesse des Sports et de l’Action civique, Raymonde Rival, a procédé, le mardi 11 janvier 2022, au Centre polyvalent de formation de Croix-des-Bouquets, à la réouverture de l’école l’Espoir Michaël Sylvestre après quelque deux années d’inactivité. À cette occasion, une nouvelle cohorte d’étudiants a fait son entrée à ce centre d’enseignement technique et professionnel.

Publié le 2022-01-13 | lenouvelliste.com

L’école l’Espoir Michaël Sylvestre à Croix-des-Bouquets est rouverte. Pour rehausser l’éclat de cette relance des activités scolaires, la quatrième promotion de ce centre d’enseignement supérieur a fait son entrée. Procédant à la réouverture de ladite école, la ministre de la Jeunesse, Raymonde Rival, a souligné que c’est avec honneur qu’elle accueillait cette promotion car, a-t-elle poursuivi, la formation professionnelle constitue à ses yeux un devoir parmi les priorités du ministère à l’endroit de la jeunesse. « Une prise en charge par une formation adaptée nous permettra de réduire la délinquance et l’oisiveté en les orientant vers le marché du travail », a rappelé la ministre.

Pour elle, il s’agit aussi d’une fierté parce que peu d’institutions comme le ministère ont la mission d’adresser le problème de l’insertion des jeunes. À cette occasion, Raymonde Rival n’a pas caché sa joie : « Je suis heureuse que l’école rouvre ses portes aujourd’hui après presque 2 ans d’inactivité. » Aussi, la ministre de la Jeunesse, des Sports et de l’Action civique en a profité pour faire remarquer les besoins en formation professionnelle, dans le souci d’insérer les jeunes de l’arrondissement de Croix-des-Bouquets.

L’école l’Espoir Michaël Sylvestre, a souligné la ministre, a été créé en 2011, suite à des réflexions sur l’insertion socioprofessionnelle des jeunes. Ce projet avait bénéficié de l’appui de la fondation Michaël Sylvestre pour l’espoir. La Fondation avait pris en charge la construction du bâtiment et l’État haïtien s’était occupé du mobilier, du personnel enseignant, des outils et accessoires, ainsi que les frais de fonctionnement. Entre 2011 à 2020, seules trois promotions se sont succédé.

Selon le directeur de l’école, Ronald Gilmus, ces jeunes constituant la quatrième promotion de l’école l’Espoir Michaël Sylvestre, sont le résultat concret des sacrifices consentis par le staff dudit ministère… Pour lui, cette école est un espace où l’apprenant doit devenir un technicien capable d’intégrer le marché du travail. Il a souligné que les apprenants sont formés en quatre disciplines : mécanique-auto, charpenterie, maçonnerie, informatique.

Adoptant une approche par compétences, Ronald Gilmus a indiqué que l’école applique 30% de théorie et 70% de pratique. De plus, cette école permet aux jeunes de Croix-des-Bouquets de se former gratuitement dans les filières précitées.

« Un diplômé de cette école est avant tout un professionnel des métiers manuels. C’est aussi un entrepreneur parce qu’il y a un cours de montage de projet », a-t-il souligné. La formation à l’école l’Espoir Michaël Sylvestre dure entre six mois à un an. Elle est sanctionnée par un Certificat d’aptitude professionnelle (CAP) délivré par l’Institut national de la Formation professionnelle (INFP).

Félicitant la ministre pour sa contribution dans l’accompagnement de la jeunesse par l’ouverture de cette école, Ronald Gilmus estime que le ministère, à travers cette école, réitère l’engagement pris au bénéfice de la jeunesse haïtienne, en vue de travailler à son insertion socio-économique par la formation professionnelle. De son point de vue, c’est aussi une contribution à la réduction du taux de chômage dans le pays.

En outre, le directeur du centre a prodigué ses conseils aux nouveaux étudiants : « Vous allez rencontrer beaucoup d’embuches sur vos chemins, je vous exhorte en conséquence à utiliser le savoir-faire que vous allez acquérir avec beaucoup de professionnalisme pour faire preuve de discipline dans vos domaines respectifs ». En retour, les jeunes n’ont de cesse d’exprimer leur satisfaction de pouvoir intégrer cette école, en vue de leur insertion socio-économique.



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