Grand’Anse/Séisme: toujours pas de structures adéquates pour accueillir les élèves des écoles publiques

Publié le 2021-11-23 | lenouvelliste.com

Le tremblement de terre qui a ravagé le département de la Grand’Anse le 14 août dernier a aggravé la situation des élèves des écoles publiques qui était déjà très inquiétante bien avant cette tragédie. Ces écoles sont gravement touchées, dont certaines structures totalement détruites. La majorité de ces élèves continue de suivre les cours dans des espaces dont la réhabilitation ou la reconstruction tarde encore.

Au centre-ville de Jérémie, à la rue Abbé Huet, le bâtiment logeant l'école nationale Pressoir Jérôme est l'un des plus touchés. Sur la façade de l’édifice, on pouvait constater des fissures sur les murs qui risquent de s'effondrer.

« Pour le moment, nous sommes logés provisoirement au siège de l’école adventiste de Jérémie. Que va -t-on va faire pour la reconstruction de mon établissement ? Je n'ai encore reçu aucun message du ministère de l'Education nationale », a rapporté la directrice de l’école nationale de Pressoir Jérôme, Mme Philippe Mézile.

« Nous faisons de notre mieux pour sauver l’année scolaire. Un mois après la réouverture de l‘école à Jérémie, nous sommes toujours dans l’impossibilité de remettre sur pied le programme de cantine scolaire. J’ai ouï-dire qu'une subvention, comme chaque année, est disponible pour les écoles publiques. Jusqu’à présent, je n’ai pas été notifié; je ne peux dire si c’est vrai ou faux », a-t-elle ajouté.

« Le plus important pour nous, c’est un abri sûr et adéquat pour permettre à nos 146 élèves d’apprendre en toute quiétude », a fait savoir la directrice, comme un appel à l’aide.

Les centaines d’élèves de cet établissement, après décision de la direction départementale, continuent de suivre les cours à l’école adventiste de Jérémie.

L’école nationale de Catherine Flon a été endommagée par le tremblement de terre. Sise à la rue Destinville Martineau, elle loge aussi  l’école nationale Edner Etienne, n'a non plus été réhabilitée, ni même équipée pour accueillir les apprenants.

Interrogé par Le Nouvelliste, le directeur de l’école nationale de Catherine Flon, M. Louis Frantz Marie, a exposé la situation : « L’année scolaire débute très mal pour nous; le bâtiment de l’école est vraiment endommagé par le séisme. Pour le moment, nous n’avons reçu aucun soutien de l’Etat ».

« La direction est dépourvue de moyens, même pour des travaux de réparation des bancs, des tableaux; nous n’avons pas un sou disponible », s'est-il désolé.

Par ailleurs, une commission interministérielle a été mise en place par le ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP), le 6 septembre dernier, laquelle devait se pencher sur les problèmes liés à la réouverture des classes 2021-2022 dans les départements les plus touchés par le tremblement de terre du 14 août 2021. Force est de constater qu'aucune réalisation n’est entreprise encore jusqu'à présent.

Entre-temps, les élèves des écoles privées ont repris le chemin de l’école. Même si les espaces des écoles publiques qui ont ouvert leurs portes laissent perplexe compte tenu de la nécessité d'un environnement sain dans lequel les élèves devraient apprendre.

À noter que, selon un rapport de la Direction de la protection civile, daté du 4 septembre 2021, 171 écoles publiques et privées ont  complètement été détruites dans le grand Sud et 566 autres endommagées.

Flavien janvier jflavien50@gmail.com
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