Freda et Gessica Généus : Étalon d’argent du Fespaco

Le film « Freda » de la réalisatrice haïtienne Gessica Généus a remporté, le samedi 23 octobre 2021, le prix Étalon d’argent du Fespaco et celui du meilleur son à la 27e édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou.

Publié le 2021-10-26 | lenouvelliste.com

« Honnêtement, ça ne peut être que de la joie. Que du bonheur. Un sentiment de reconnaissance. Les gens sortent émus et bouleversés des projections, avec le besoin de partager leurs émotions avec toi. C’est tout ce qu’on souhaite au bout d’un travail, en fait. Surtout pour un travail aussi difficile où des gens se sont vraiment donnés à fond afin que ce film existe. C’est ce que tu souhaites et quand ça arrive, c’est juste le paroxysme du bonheur », explique Gessica Généus.

La réalisatrice n’est pas la seule à valser sur ce nuage. Ce sentiment est, selon elle, partagé par toute l’équipe qui se cache derrière son premier long-métrage. « L’équipe et moi, on est dans la grâce. Dans la reconnaissance. Dans le remerciement », poursuit-elle.

Depuis sa participation au Festival international du film de Cannes en juillet dernier, « Freda » collecte les prix. L’auteure du film documentaire « Douvan jou ka leve » garde chacun d’eux bien au frais dans un coin de sa tête. 

« On en est à 7. La mention spéciale du prix François Chalais, à Cannes ; deux prix au Festival Paysages de Cinéastes (Grand prix du jury et prix du public) ; encore deux à Namur Film Festival (Prix de la découverte et Prix du public) et les deux derniers au Fespaco (Étalon d’argent et Prix du son) », énumère l’actrice qui a ramené Haïti, après 23 ans, sur le plus grand podium du cinéma mondial.

Sorti officiellement sur toute la France le 13 octobre 2021, « Freda » connaît actuellement du succès en salle. « C’est la grosse guerre aussi dans les salles de cinéma en France. "Freda" existe super bien. Il est numéro 1 dans pas mal de salles », se réjouit Gessica Généus. Elle indique toutefois que le travail est loin d’être terminé.

« Mais en même temps, c’est un film d’art et d’essai qui partage le même espace que les films à gros budgets. Donc, c’est également très compliqué. Toutefois, on tient notre bout. Pour cette troisième semaine, on est encore dans 80 salles en France. Le film continue d’exister. Il faut que les gens continuent à aller le voir et mobilisent les salles pour qu’il puisse rester en vie. Parce que ce n’est que ça qui te permet d’être affiché dans les salles de cinéma : la fréquentation. Malheureusement, à cause du Covid, les films sont maintenant à la queue leu leu dans les salles, donc si tu ne fais pas assez de chiffres, on t’éjecte. De fait, il faut que le bouche à oreille continue », souhaite-t-elle du haut de sa félicité.



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