Le président Iván Duque appelle à une réponse hémisphérique à la crise migratoire haïtienne

Publié le 2021-10-13 | lenouvelliste.com

Le président colombien Iván Duque a appelé les dirigeants régionaux à trouver une réponse hémisphérique à la crise migratoire haïtienne. Le président a fait cet appel à la fin de sa tournée de deux jours aux États-Unis.

Cette déclaration du président de la Colombie fait suite à d'autres déclarations similaires de présidents ou de responsables de la région pour une prise en charge régionale du cas haïtien.

La visite du président colombien Iván Duque à New York, où il a reçu mardi l'insigne d'or de la Société des Amériques, en reconnaissance des politiques migratoires de son administration pour les Vénézuéliens, a mis en lumière la crise migratoire actuelle à la frontière colombienne avec le Panama, d'où partent quotidiennement jusqu'à un millier de migrants haïtiens pour traverser le Darien Gap, depuis Necoclí, en Colombie, selon les autorités locales.

« Je crois que ce n'est plus seulement l'affaire de la Colombie ou du Panama, la situation avec les migrants haïtiens est bien plus grave », a déclaré le chef d'État colombien dans des propos relayés par la Voix de l'Amérique en espagnol.

Selon le président Duque, une réponse commune est urgente. « La manière dont cette situation va être traitée doit inviter tous les pays de la région et presque l'hémisphère à agir de manière responsable », a-t-il fait savoir.

Cependant la possibilité d'établir un couloir humanitaire ou de fournir un statut de secours temporaire aux migrants haïtiens, comme il l'a fait avec les Vénézuéliens, a été écartée par le président colombien.

« La Colombie a actuellement une politique de statut de protection temporaire avec les citoyens vénézuéliens qui étaient en Colombie. À l'heure actuelle, nous appuyons une solution hémisphérique à cette situation. Mais, soyons clairs, les migrants haïtiens qui passent par la Colombie et le Panama ne viennent pas rester en Colombie ou au Panama, leur but est d'atteindre la frontière sud des États-Unis », selon le président Duque.

Dénonçant l'action des coyotes, passeurs qui accompagnent les migrants, le président colombien a déclaré : « Nous devons agir avec une grande sévérité lorsque nous voyons des cas de traite des êtres humains ou lorsqu'ils cherchent à utiliser la loi de manière illicite pour faciliter la sortie du territoire colombien vers d'autres endroits. » 

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