Karaté / Shotokan

Travailler pour le développement de la discipline martiale en Haïti

Suite à sa réélection au poste de président de la Fédération nationale de karaté, le sensei Frantz Délance dit s'activer beaucoup plus sur le dossier de développement et la structuration du karaté aussi bien à travers les dix départements que dans la diaspora.

Publié le 2021-09-30 | lenouvelliste.com

Le Nouvelliste : Comment comptez-vous vous y prendre pour un lendemain meilleur de la discipline martiale en Haïti ?

Frantz Délance : Travailler et structurer la pratique du karaté (style shotokan) à l'échelle nationale, sans oublier bien sûr la diaspora.

LN : La diaspora, restons-y. Comment allez-vous travailler sur son intégration ?

FD : Avant toute chose, nous allons travailler à la mise en place d'une commission qui aura pour tâche de dépister les valeurs sûres évoluant dans la diaspora et les intégrer dans les activités de la fédération.

LN : Vous êtes-vous fixé sur le budget du karaté sous votre mandat ?

FD : En principe oui, nous avons travaillé à la mise en place d'un budget qui devrait normalement répondre à nos besoins ; ajoutez également notre programme de développement. Sponsors, à vos marques !   

LN : Et dire qu'il va être question de Paris 2024 avec les Jeux olympiques dont la qualification à ces joutes sportives passera certainement par les Jeux centramérique et caraïbe, sans parler des panaméricains. Qu'allez-vous faire en la circonstance ?

FD : Il s'agira avant toute chose d'attendre le décision du comité organisateur des Jeux olympiques sur la présence du karaté. De toute façon, nous avons déjà procédé à l'élaboration d'un plan sur le chemin de Paris et qui passera certainement par les Jeux centramériques et caraïbe et panaméricains.

LN : Quid de la nouvelle génération de karatékas et la détection des talents ?

FD : Nous allons créer une commission d'accompagnement des associations qui aura pour mission de les aider à se structurer et détecter à l'intérieur de ces associations d'éventuels talents.  

LN : Des changements ont été apportés avec de nouveaux membres élus suite aux élections, qu'attendez-vous d'eux ?

FD : À ce qu'ils travaillent pour l'émancipation, le développement et la structuration de la discipline chère au Gishen Funakoshi.

LN : Le gros problème se résume à trouver les fonds. Comment comptez-vous vous y prendre dans la recherche des fonds ?

FD : Pour la recherche des fonds, nous comptons sur l'aide du Comité olympique haïtien (COH), Farmatrix et la Fondation Barbancourt qui nous a promis de nous aider. Nous attendons toujours la subvention tant promise par le MJSAC, car nous en avons grandement besoin pour couvrir des dettes ainsi que des dépenses encourues à l'occasion de nos déplacements pour participer à des tournois et championnats.

LN : Qu'en est-il des prochains et grands rendez-vous du karaté sur le plan national et international ?

FD : Le championnat national 2021 se fera cette année au Cap-Haïtien. Sur le plan international, ce sera la participation à l'édition de la CCK, le championnat du monde à la fin de l'année, l'Assemblée générale de l'instance internationale qui se dérouulera à Dubaï et le championnat civico-militaire qui se dispute annuellement en République dominicaine.

LN : Le mot de la fin.

FD : Que l'État haïtien, par la voie du ministère de la Jeunesse, des Sports et de l'Action civique, vienne en aide aux fédérations et associations de disciplines sportives pratiquées en Haïti, sans oublier la communauté des affaires dans le pays. Hormis la compétition, il y a également le volet formation auquel prendre part à l'étranger et tout ceci nécessitera des fonds.

Propos recueillis par Emmanuel Bellevue

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