La rentrée des classes reportée au 21 septembre pour le reste du pays et au 4 octobre dans le grand Sud

Publié le 2021-09-02 | lenouvelliste.com

En raison de la catastrophe provoquée par le séisme du 14 août dans les départements des Nippes, du Sud et de la Grand' Anse, le gouvernement a modifié le calendrier scolaire établi par le ministère de l'Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP) qui prévoyait un total de 196 jours de classe, allant du lundi 6 septembre, jour de la réouverture des classes, au vendredi 30 juin, jour des examens du 4e contrôle. Désormais, la date du 21 septembre est retenue pour les départements n’ayant pas été frappés par le séisme du 14 août, celle du 4 octobre est fixée pour le Sud, les Nippes et la Grand’Anse.

Le Premier ministre Ariel Henry a annoncé la nouvelle, en présence de la ministre de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle, Marie Lucie Joseph, le jeudi 2 septembre lors d’un point de presse à la suite d'un Conseil des ministres qui a statué sur la question. Cette décision résulte selon Ariel Henry, du constat du nombre d’écoles détruites ou endommagées (plus de 266 selon un bilan provisoire du MENFP) et les difficultés auxquelles les parents font face. Le chef du gouvernement a promis d'apporter des allocations aux parents d'élèves et aux enseignants décapitalisés de la péninsule du Sud, affectés par le tremblement de terre à l’occasion de cette rentrée des classes différée.

Le MENFP, dans une note de presse, a rappelé que le mardi 21 septembre a été retenu à la place du lundi 20 septembre parce que c’est un jour de congé chômé institué par arrêté l'année dernière par le président de la République comme « Jour de Dessalines ». Pour la région métropolitaine, cette rentrée des classes risque d’être perturbée par un regain du climat d’insécurité constaté ces derniers jours. La trêve observée par les différents chefs de gangs dans les environs de la capitale vacille déjà. L’année dernière la guerre des gangs et les enlèvements contre rançon ont empêché des milliers d’élèves de suivre régulièrement les cours.  

Le MENFP compte sur l’appui des partenaires

Pour répondre aux besoins du parc scolaire durement frappé, le ministère de l’Éducation nationale avait annoncé des discussions avec des partenaires techniques et financiers pour apporter des réponses dans l’immédiat consistant en la construction de structures semi-permanentes et en soutien en fournitures classiques. Pour l’instant, le partenaire qui s’est manifesté est la Fondation Digicel, qui a annoncé vouloir investir un million de dollars américains dans la reconstruction du secteur éducatif dans le grand Sud frappé par le tremblement de terre du 14 août 2021.

De son côté, l’Agence universitaire de la francophonie (AUF) a annoncé qu’un fonds de soutien en appui au grand Sud va être mis à la disposition d’Haïti en vue d’appuyer les institutions universitaires affectées, précisément les Universités publiques en région aux Cayes, dans les Nippes et la Grand’Anse ainsi que l’Université Notre-Dame. Selon le directeur du bureau régional de l’AUF, Saulo Neiva, il s’agira de faciliter la rentrée universitaire dans cette zone fortement affectée par le séisme du 14 août 2021 et de mettre en place un programme de formation à distance au profit des étudiants avec la mise à leur disposition de tablettes numériques.  



Réagir à cet article