Assassinat de Jovenel Moïse : le dossier confié au juge d'instruction Garry Orélien

Publié le 2021-08-23 | lenouvelliste.com

Le juge d'instruction Garry Orélien a été désigné pour mener l'instruction du dossier relatif à l'assassinat du président Jovenel Moïse. Le ministère de la Justice et de la Sécurité publique (MJSP) dit mettre à la disposition du magistrat tous les moyens nécessaires dans le cadre de cette affaire. Le MJSP enjoint aussi les autorités policières et de poursuite à la vigilance.

« Garry Orélien est effectivement désigné pour instruire l'affaire Jovenel Moïse  », a fait savoir une source au tribunal de première instance de Port-au-Prince. Selon des sources concordantes, Gary Orélien était substitut au parquet de Saint-Marc puis à la Croix-des-Bouquets. Il a été promu juge puis juge d’instruction au tribunal de première instance de Port-au-Prince en décembre 2020.

Près de deux semaines après le déport du juge d'instruction Mathieu Chanlatte faute de moyens - dont un dispositif de sécurité - toutes les conditions semblent être réunies en faveur du magistrat Gary Orélien. « Le Ministère de la Justice et de la Sécurité publique (MJSP) a mis à la disposition du juge d'instruction Garry Orélien tous les moyens nécessaires à la bonne conduite du dossier de l'assassinat du président Jovenel Moïse. Que ceci soit clair : tous les efforts seront déployés pour arrêter tout individu impliqué dans ce crime », lit-on dans un tweet du ministre de la Justice Rockefeller Vincent.

Dans une lettre en date du 23 août 2021, adressée au directeur général de la Police nationale d'Haïti (PNH), le ministre de la Justice demande « de passer les instructions fermes et nécessaires à la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) afin que tous les moyens logistiques, financiers et coercitifs dont dispose la Police nationale d'Haïti soient fortement mobilisés en vue d'aboutir à l'exécution des mandats émis par le commissaire du gouvernement contre tous ceux et toutes celles qui ont une implication dans l'assassinat de Son Excellence le président Jovenel Moïse ».

Par ailleurs, il attire l'attention du chef de la police sur la nécessité de mettre en place un dispositif sécuritaire spécial dans les cellules logeant les Colombiens et les autres personnes concernées par cette affaire et détenues à la prison civile de Port-au-Prince. Cette démarche, soutient-il, participe à l'idée de réduire tous les risques encourus par ces derniers dans l'intention de les réduire au silence. Le ministre de la Justice dit attendre que la permanence maximale soit décrétée et maintenue sur ce dossier dont, selon lui, l'avenir de la démocratie et de la nation en dépend.

Dans un autre tweet, Me Rockefeller Vincent appelle le commissaire du gouvernement à une vigilance accrue dans le traitement de ce dossier.

Dans le cadre de ce dossier, la Police  nationale d'Haïti a interpellé 44 personnes, dont 18 Colombiens et 12 policiers. Des armes, des munitions et d'autres éléments de preuve ont été saisis, des mandats d'amener décernés à l'encontre de plusieurs personnalités du pays.



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