Gino KSK : la musique dans le sang

Fils de Wilson Casséus, ancien musicien de DP Express et de Scorpio, Gino KSK, de son vrai nom Luigi Casséus, entame sa propre carrière solo depuis 2017. Ancien du groupe Kazitexx, ce jeune artiste, qui se définit comme polyvalent, compte à son actif plusieurs singles et deux EP, dont le second, « Tres Sal », date d’avril 2021.

Publié le 2021-07-29 | lenouvelliste.com

Il ne se voyait jamais dans la peau d’un artiste. La preuve, Gino KSK essayait toujours de trouver une excuse pour troquer ses cours de piano contre une partie de football. Quoiqu’il ait toujours été exposé à la musique et que son père, Wilson Casséus, soit keyboardiste et proprio du studio Révélation, sa passion pour le micro a longtemps été en berne. « La première fois que j’ai pénétré dans le studio de mon père, j’étais comme émerveillé face au travail qu’accomplissait l’ingénieur de son. À cette époque, c’était tout ce qui m’intéressait les rares fois qu’on me laissait entrer au studio. Les enregistrements, les possibilités qu’offraient les ordinateurs pour convertir la voix en ce produit final et raffiné, je trouvais cela magnifique. Je me sentais comblé », confie-t-il. Ainsi, fidèle à ces souvenirs d’enfance, il est devenu, lui aussi, ingénieur de son après des études en Show production à Full Sail University.

Des années avant de décrocher sa licence, le rappeur de 24 ans avait vécu une expérience avec le groupe Kazitexx, ce groupe constitué de 12 écoliers fondé à la suite d'un freestyle sur la cour de récréation du Lycée français. Mais Gino KSK ne se doutait pas que cet évènement anodin, ni encore ce premier morceau enregistré sur un smartphone, allait l'entraîner dans les bras du rap, et des années plus tard vers le trap également. Ça allait être le début d’une belle aventure avec la bande qui a accouché d’au moins une vingtaine de singles, d’une mixtape et de deux EP sous le label de Point records.

En 2019, enfin certain de pouvoir démarrer sa carrière solo et conscient des possibilités qu’il peut bénéficier, le natif de Port-au-Prince entend occuper pour de bon le devant de la scène. S’adonnant beaucoup plus au rap et au trap, la voix de « Lately » ne veut absolument pas qu’on le balise dans une catégorie. « Je produis davantage dans le rap et le trap, car je m’y retrouve tout naturellement. Mais je peux évoluer dans différents genres musicaux. Je peux chanter tout comme je peux rapper sur un beat de rap old school, par exemple. Tout dépend de ce que je ressens sur le coup. De plus, je n’ai pas peur de suivre ce que me dicte mon instinct en musique », indique Gino KSK qui, en près de deux ans de carrière solo, pèse différents singles, deux EP (Bourgeoisie Sal et Très Sal) et des collaborations avec des artistes comme Badi Kamall, Biggystal, MaxFlo, entre autres.



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