Propositions de sortie de crise

Jean-Charles Moïse appelle les acteurs de l’opposition à converger leur choix vers la Cour de cassation

Le leader de la plateforme politique Pitit Dessalines, Jean-Charles Moïse, déconseille les acteurs politiques de l’opposition de s’asseoir avec la bourgeoisie ou la communauté internationale pour trouver une solution à la crise qui ronge le pays.

Publié le 2021-06-10 | lenouvelliste.com

Pour Jean-Charles Moïse, la solution à la crise qui prévaut en Haïti doit passer par une entente entre les différents acteurs politiques du pays. À l’émission panel Magik, sur Magik 9, le jeudi 10 juin 2021, le leader de la plateforme politique Pitit Dessalines rejette en un tournemain la possibilité d’échanger avec la communauté internationale pour sortir le pays du chaos. « Ce sont les États-Unis, l’Union européenne et l’Organisation des États américains (OEA) qui nous ont mis dans la situation où nous sommes aujourd’hui. Ils n’ont pas besoin de s’immiscer dans nos affaires », dézingue l’ancien sénateur du Nord, ajoutant qu’il s’en fout notamment des prises de position du Congrès américain ou de l’Union européenne.

À en croire Jean-Charles Moïse, la mission de l’OEA, qui rencontre cette semaine les différents acteurs politiques du pays, représente un leurre car, soutient-il, la mission a déjà une solution toute faite. C’est pourquoi son parti n’a pas répondu à l’invitation de l’OEA de participer aux échanges. « Qu’ils viennent avec leurs troupes pour imposer ce qu’ils veulent faire », tempête-t-il.

« Nous devons trouver une solution entre nous. Ne laissons ni la bourgeoisie ni la communauté internationale nous appeler dans tous les coins pour discuter », prévient M. Moïse, s’adressant à ses collègues de l’opposition politique. Le dirigeant politique exhorte les acteurs à ne pas proposer des plans divergents. « Convergeons notre choix sur la Cour de cassation pour trouver un président qui aura un mandat très court », recommande-t-il. C’est pour lui la solution la plus proche de la Constitution.

Par ailleurs, Jean-Charles Moïse réagit à l’accord signé par certains partis et regroupements politiques comme ENTENTE, FND, EN AVANT entre autres qui propose pour diriger la transition un Premier ministre. « Nous pouvons avoir un président sans Premier ministre, mais l’inverse n’est pas possible », répond-il.

Plus loin, l’ancien parlementaire croit que la situation de terreur qui prévaut dans certains quartiers de la zone métropolitaine, comme Martissant, Bel-Air ou encore Delmas 2, répond à un objectif précis : enfoncer le pays dans le chaos afin de rendre nécessaire une intervention étrangère. Jean Charles Moïse appelle le peuple à ne pas se laisser faire. « Quand vous voyez qu’on enlève des religieux, les problèmes prolifèrent partout, ce sont les conditions qu’ils créent pour solliciter en douce une intervention étrangère. Nous dénonçons ce plan qu’ils concoctent contre le pays », martèle-t-il, invitant la population à résister face à ce qu’il appelle un plan macabre qui consiste à créer le chaos pour pousser les Haïtiens à tourner le dos à leur pays.



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