Dossiers Interdits de Gary Victor

Publié le 2021-04-30 | lenouvelliste.com

Gary Victor, auteur de plusieurs nouvelles et romans, est l’un des écrivains les plus prolifique d’Haïti. À côté de ses titres comme «  Le Diable dans un Thé à la Citronnelle », « Nuit Albinos » etc., il nous livre son roman « Dossiers Interdits » achevé d’imprimer sous les Presses de l’Imprimeur S.A. en Juin 2012.

L’ouvrage comporte cinq chapitres : « Vol direct », «  Les vingt-quatre trônes », « Le cas Nular », «  Deklete » et «  Les proies du diable ».

Le roman se déroule autour d’« une agence très spéciale et surtout très discrète » située «  quelques part à Port-au-Prince » : « La S.A.D. (Société Anonyme de Désenvoûtement ) spécialisée dans les études et les enquêtes n’étant pas du ressort des agents de la police traditionnelle. Cette société est dirigée par un homme connu sous le nom de René Ouari » avec à ses côtés Bernard Sourbier, un enquêteur hors pair et Immacula, la secrétaire de la S.A.D.

Parmi ces dossiers interdits qu’a eu à traiter la S.A.D., « Deklete » en est un. Un couple de fiancés a des problèmes d’ordre sexuel : « Monsieur Mirond pense que la femme qu’il aime est « klete » comme on dit chez nous. » (page 117)

Nadia la fiancée de Mirond est de ces « femmes que leurs parents, en particulier leur père « klèt ». Cela veut dire qu’il est impossible à un homme d’entrer en relation sexuelle avec elle. À moins que le possesseur de la clé n’ouvre la porte. » (page 117) Aucun homme n’a réussi à pénétrer son sexe. La preuve : elle est vierge à 30 ans et est à son cinquième fiancé. 

Le père de Nadia, Bonhomme, est un  homme très difficile à convaincre. « Il admet à chaque fois être l’auteur du forfait. Mais, en dépit des supplications de sa fille et des demandes réitérés de ses prétendants, il n’a jamais accepté de la libérer. » (page 119)
 

Mirond est d’un naturel colérique et craint qu’un entretien avec son beau-père, du moins qu’il le devienne, ne débouche sur de regrettables violences. Il a préféré s’adresser à la S.A.D. et est prêt à payer $ 50 000 US d’un coup pour obtenir la liberté de sa future femme Nadia qu’il aime tant. (p119-120).
 

N’y-a-t-il pas un remède pour « deklete » Nadia ?
 

Sourbier vient tout juste de le découvrir par le biais de  Madame Fadra. Pour être « deklete », Nadia doit attendre trois ans de plus. Elle aura alors « trente-trois ans. L’âge du Christ. Ensuite, elle tombera enceinte. L’enfant toujours de sexe féminin, doit se consacrer, sous peine de mort, au service de l’esprit. La femme, elle, est alors libre. Elle peut se donner ensuite à l’homme qu’elle veut. »  (page 129).

Mirond « n’est pas homme à accepter pareil arrangement. » (page 129)
 

 Il y a forcément un autre moyen. 
 

Sourbier, finira t-il par le découvrir ? Bonhomme acceptera-il de libérer sa fille ? Et Mirond, finira t-il par avoir Nadia pour femme ? 


 

Marie Juliane DAVID 



 

Marie Juliane David
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