Un défi compliqué pour les Archelois au Stade Azteca de Mexico

Moins d’une semaine après avoir concédé un nul sans but en République Dominicaine qui lui servait de pays d’accueil pour défier Cruz Azul en huitième de finale retour de la Scotiabank Concacaf Champions League, l’Arcahaie jouera ce mardi sur le terrain du géant Cruz Azul avec l’ambition de marquer l’histoire de cette compétition. Seulement le contexte dans lequel vont évoluer les Haïtiens compromet sérieusement ses chances de qualification pour le tour suivant.

Publié le 2021-04-12 | lenouvelliste.com

La formation archeloise défiera mardi soir, celle de Cruz Azul au stade Azteca de Mexico en huitième de finale retour de la Scotia Bank Concacaf Champions League avec l’ambition de concrétiser sa bonne performance du match aller qui s’était soldé sur un score flatteur de 0-0. Seulement faire la différence au stade Azteca de Mexico devient de plus en plus compliqué et il faudrait un miracle pour que les Archelois sortent vivants de cette aventure.
L’effet de surprise ne sera plus là.
Il n’y aura plus l’effet de surprise pour cette rencontre retour. Si les Mexicains pouvaient évoquer la méconnaissance d’un adversaire qu’ils auraient légitimement sous-estimé, cet argument ou cette excuse ne tiendrait plus la route mardi. Autant dire qu’après s’être fait remonter les bretelles pour leur décevant 0-0 du match aller, c’est un Cruz Azul averti et remonté qui attend l’Arcahaie en match retour de la compétition. Se faire éliminer par un adversaire inconnu même de Google selon les reporters mexicains pour justifier le nul 0-0 du match aller, serait pour eux la goutte d’eau qui fait déborder le vase et les Mexicains chercheront surtout à laver l’affront du match aller.
Le voyage compliqué à cause de la situation économique des Archelois
Arcahaie FC n’ayant accueilli ses matches qu’en République dominicaine, ce qui fait que leur parcours ne leur a pas généré des profits pouvant aider son administration à renflouer même une partie des dépenses. En difficulté économique* pour pouvoir se déplacer dans le délai idéal pour arriver au Mexique et récupérer, la formation archeloise qui ne devrait atteindre Cruz Azul que lundi soir (24h avant le coup d’envoi de la partie) aura en plus du désavantage du terrain celui du manque de récupération.
Le désavantage de l’altitude
L’autre désavantage qui pourrait devenir néfaste pour les Archelois est la contrainte de devoir disputer la rencontre en altitude. En effet, Cruz Azul accueillera la formation haïtienne au stade Azteca dans la capitale mexicaine. De par leur culture, les joueurs centre américains sont avides de victoire même si parfois, ils doivent recourir à des gestes peu orthodoxes, contre des Archelois habitués à évoluer en basse altitude, ils auront l’avantage d’évoluer dans leurs éléments face à des adversaires qui devront évoluer comme des poissons hors de l’eau.
L’absence de l’un de ses meilleurs éléments
Meilleur joueur du match aller, le portier de la formation archeloise Gooly Élien manquera le match retour à cause d’une situation baroque. L’homme du match aller circulant avec son passeport en poche à son retour de la République dominicaine a vu son document se transformer en soupe par une pluie battante l’ayant détrempé en cours de route. Du coup, il lui aurait fallu se procurer un passeport d'urgence pour pouvoir effectuer le déplacement , ce que les responsables haïtiens n’ont pas pu lui procurer. Cruz Azul, étant déjà l’ogre qui affronte le petit poucet, aura donc l’avantage d’accueillir une formation diminuée en manque de compétition et de récupération et diminuée de surcroît aura donc les cartes en main pour damner le pion aux Archelois, sauf si ces derniers, se souvenant qu’ils viennent de cette nation qui n’avait pas hésité à défier l’Allemagne lors de la 2e guerre mondiale et qu’ils jouent avec leurs tripes pour réaliser le match de leur vie et marquer l’histoire.
 *L’administration de l’Arcahaie FC n’a eu recours qu’à un emprunt de soixante mille dollars US pour financer son voyage au Mexique et devra composer sans son gardien, qui ayant eu son passeport en poche sous la pluie, a vu son document se transformer en soupe par les eaux dilluviennes.
Enock Néré

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