Le Mouvement national pour la transparence prône un « accord global sur 25 ans » autour des intérêts d’Haïti 

Convaincre les différents secteurs de la vie nationale, mais surtout les acteurs sur l’échiquier politique, de la nécessité de s’asseoir autour d’une table afin d’accoucher une entente globale autour des intérêts d’Haïti est la nouvelle proposition que défendent actuellement les membres de la structure politique baptisée : « Mouvement national pour la transparence. Toutouni ». « Akò global sou 25 lane ». À l’émission « Haïti, sa k ap kwit », jeudi 8 avril 2021, la coordonnatrice de la section « Genre et équité » au sein de cette structure, Murielle Morné, croit qu’il est temps que les acteurs apportent des réponses structurelles, institutionnelles aux différents défis auxquels le pays est confronté.

Publié le 2021-04-13 | lenouvelliste.com

Qu’ils appartiennent à la société civile ou à la classe politique, les acteurs sont invités, une fois de plus, à s’asseoir et dialoguer, pas que sur les revendications immédiates de résolution de crise, mais sur « un accord global » permettant à ce pays de prendre un nouvel élan vers le progrès.  « L’accord global sur 25 ans » est un projet qui entend nous amener à faire « un halte-là », eu égard à la situation d'aujourd’hui, et réfléchir autour des grandes décisions à prendre dans l’intérêt du pays au bout des 25 prochaines années », fait savoir Murielle Morné, la militante féministe ayant une formation en sociologie.

Pour la défenseure des droits de la femme, les citoyens, les acteurs concernés doivent s’entendre pour aborder, de manière structurelle, les différents problèmes et adopter une nouvelle direction.  Il s’agit, souligne-t-elle, « d’un dialogue profond proposé dans le cadre de cet accord qui ambitionne d’apporter, avec des feuilles de route jalonnées sur les prochains 25 ans », un changement en profondeur dans le pays.

Il est temps, selon la militante politique, que le pays soit dirigé par des acteurs qui n’entendent pas prendre des décisions « au gré de leurs émotions », du moins, à chaque fois, selon leurs propres intérêts, et non ceux d’Haïti. La responsable de la section « Genre et équité » du Mouvement national pour la transparence souligne que les éléments qui constituent des véritables freins au développement d’Haïti sont profonds. Ils sont d’ordre institutionnel et doivent être abordés de manière institutionnelle. C’est en effet ce que propose cette structure politique qui insiste sur la nécessité d’impliquer les acteurs de la société civile et de la scène politique dans les réflexions devant accoucher de l’accord global sur les 25 prochaines années tant souhaité.

Pour Murielle Morné, il faut que les acteurs fassent de meilleurs choix afin de rendre l’espace haïtien vivable pour les citoyens, dont un certain nombre, notamment au niveau de la jeunesse, ne rêve que de quitter le pays en quête d'une vie meilleure.

Par ailleurs, la coordonnatrice de la section « Genre et équité »  du Mouvement national de la transparence en a profité pour encourager l’implication et la participation de plus de femmes au sein des structures politiques, mais aussi dans les espaces de décision, les espaces politiques. « Les décisions qui sont prises dans le pays nous concernent aussi, en tant que femmes. La politique ne peut être une affaire d’hommes », rappelle celle qui reconnait et qui ne manque pas d’évoquer les différentes barrières auxquelles s'exposent les femmes dans la sphère politique, notamment dans les partis politiques. Toutefois Murielle Morné croit qu’il est tout fondamental que de jeunes femmes, comme d’autres jeunes hommes intègrent la scène politique pour permettre à ce pays de prendre un nouvel élan.



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