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Insécurité: La Fédération haïtienne de football sollicite une trêve

Le secrétaire général de la Fédération haïtienne de football a sollicité une trêve entre les différentes entités du pays pour faciliter l’organisation du match Haïti – Belize au stade Sylvio Cator, jeudi. « Il faudrait que la Présidence, la Primature, les différentes entités de la police ou de l’armée et même de nos amis issus de milieux défavorisés accordent une chance, un couloir sécuritaire en quelque sorte pour que le match puisse se dérouler », a-t-il déclaré avant de rappeler qu’il appartient à l’État d’assurer la sécurité pour que le match puisse avoir lieu et conclure que ce serait tout à leur avantage.

Publié le 2021-03-23 | Le Nouvelliste

« Accordez-vous une trêve et permettez à ce que nous puissions organiser le match Haïti vs Belize », c'est en substance ce qu'a laissé entendre le secrétaire général de la Fédération haïtienne de football, Carlo Marcelin, intervenant sur deux stations de Radio dans la capitale haïtienne un peu plus de 48 heures avant le coup d'envoi de la rencontre Haïti vs Belize, jeudi soir, au stade Sylvio Cator. Après l'incident impliquant le bus de la délégation de Belize et le groupe "Fantom 509", Haïti est encore plus dans le colimateur de l'international pour ce qui a rapport avec la sécurité et l'organisation des rencontres internationales.

« Alors que le contexte sanitaire et l’insécurité empêchent les gens de voyager vers Haïti, le gouvernement devrait profiter de ce contexte où une délégation est contrainte d’y venir pour montrer aux gens, notamment des étrangers qu’ils peuvent effectuer le voyage en assurant leur sécurité », a en substance ajouté Thécieux Gentil intervenant sur Radio Caraïbes quelques minutes après Carlo Marcelin.

Un fâcheux incident

La délégation de Belize a fait parvenir une vidéo à sa fédération laquelle l’a postée sur Facebook pour démontrer qu’elle a été attaquée par des hommes armés alors qu’elle se rendait à un hôtel. Un fait qui est loin d’être exactement ce qu’elle a avancé puisque la délégation de Belize n’a pas été attaquée personnellement. Le bus qui l’amenait à son hôtel a malencontreusement croisé la route de la manifestation des policiers « Fantom 509 » et ces derniers, ignorant de qui il s’agissait, avaient intimé l’ordre au chauffeur du bus de rebrousser chemin. Informés par les policiers qui escortaient la délégation de qui il s’agissait, ils ont laissé circuler ledit bus qui est arrivé tranquillement à destination sans autre forme de procès. Seulement le fait que le bus a été stoppé dans une atmosphère hostile, les membres de la délégation se sont sentis menacés.

Du coup, c’est une épée de Damoclès qui est suspendue sur la tête d’Haïti, même si la Fifa et la Concacaf maintiennent l’organisation de la rencontre en Haïti à 5h p.m. jeudi. Les instances dirigeantes du football ont décidé de changer le commissaire de la rencontre tout en s’appuyant sur le fait que la Fédération haïtienne de football, et l’État haïtien et les différentes couches sociales du pays se montreront à la hauteur pour permettre à la rencontre de se dérouler. « Il ne s’agit pas de « Fantom 509 » ni de Izo, ni de G-9 et alliés, ni de l’opposition, ni du gouvernement, il s’agit avant tout d’Haïti, et dans ce contexte, l’amour du pays devrait primer les intérêts de groupes ou individuels », avait laissé entendre Carlo Marcelin, vendredi.

Haïti défavorisée par le contexte

Quoique jouant à domicile, Haïti est déjà en ballotage défavorable par rapport à la formation de Belize à cause du contexte sanitaire sévissant dans le monde. Alors que les joueurs de Bélize sont en pleine récupération depuis lundi, la sélection nationale haïtienne de football se rassemble par compte-goutte jusqu’à présent. Un premier groupe est arrivé à Port-au-Prince, lundi, un deuxième est arrivé ce mardi à Port-au-Prince et les joueurs qui viennent d’Europe devront effectuer un long voyage les conduisant au Mexique, puis à Santo Domingo avant d’atterrir à Port-au-Prince, ce qui leur laissera très peu de temps de récupération avant jeudi et encore moins de temps pour s’entraîner en groupe, d’autant qu’ils doivent subir leur test Covid-19.

Haïti arrivera sans aucun doute moins fringuant au coup d’envoi de la rencontre à cause du peu de temps de récupération et surtout d’entraînement collectif, ce qui n’est pas de bon augure pour les « Grenadiers » qui devront donner le meilleur d’eux-mêmes pour s’en sortir.

Enock Néré
Auteur
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