INSERTION DEMANDEE

Note de presse

Publié le 2021-02-22 | Le Nouvelliste

Le Parti politique MEKSEPA, Mouvman pou endepandans kiltirèl, ékonomik ak politik an Ayiti, par la présente, prend acte que, en dépit de l’expiration de son mandat constitutionnel, le 7 février 2021, conformément à l’article 134-2 de la Charte fondamentale haïtienne de 1987 amendée, Monsieur Jovenel Moïse continue de s’accrocher à la magistrature suprême de l’État comme la queue d’un macaque peut s’accrocher à une branche d’arbre.

Le MEKSEPA demeure convaincu que le comportement délétère du chef de l'État est en violation flagrante de la Constitution haïtienne et contre la volonté nationale. Avec l’appui inconditionnel d’une fraction de la communauté internationale, Monsieur Moïse se lance dans une campagne systématique de répression inacceptable, frappant la Cour de cassation. En effet, trois juges inamovibles de la Cour de cassation sont mis à la retraite, Me Yvickel Dieujuste Dabrésil, juge en fonction à la Cour de cassation, a été arrêté, maltraité injustement par la gestapo jovenélienne.

Le MEKSEPA dénonce avec la plus grande rigueur le caractère illégal de l’arrêté pris par le désormais président de facto Jovenel Moïse nommant trois juges à la Cour de cassation. Montesquieu n’avait-il pas eu raison quand il disait : « Une injustice faite à un seul est une menace faite à tous »?

Monsieur le « président de facto » Jovenel Moïse se fait, de nos jours, de plus en plus menaçant et irritant en tant que prédateur de la démocratie. Hélas ! Selon encore Montesquieu, « c’est une expérience éternelle que tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuser ».

Aujourd’hui, ATTILA est dans nos murs. La dictature s’installe, les droits démocratiques que nous avons acquis se trouvent en péril. Rendons hommage à l’histoire et à la vérité que le 20 janvier 2020, l’ordre démocratique et constitutionnel a été interrompu par Monsieur Jovenel Moïse lorsqu’il a mis fin de manière prématurée au mandat d’un tiers de sénateurs et constaté, à travers un tweet, la caducité du Parlement. Diable canaille ! La couleur avait été annoncée pour conduire inéluctablement HAITI à la dictature, aux ténèbres de l’ignorance, à l’obscurantisme et au fétichisme.

Au demeurant, face à la violence légalisée, au banditisme généralisé et à l’arrogance du hiatus président de facto, le MEKSEPA appelle la grande majorité de la nation à se mettre debout pour le triomphe des idéaux de droit, de démocratie et du respect de la Charte haïtienne et du bien-être collectif, profitable au plus grand nombre, propice au progrès collectif.

Fait à Port-au-Prince, le 12 février 2021

Pour le parti :

 Vilaire Cluny Duroseau

Président national / Fondateur

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