Le carnaval de Jacmel, c’est aussi les reines

Publié le 2021-02-19 | Le Nouvelliste

L’un des points forts du carnaval de Jacmel cette année fut  la quantité de reines présentes. En outre de la reine de la mairie et sa suite, quatre autres défilaient sur le parcours. Initiative du directeur départemental de la Culture, aussi P.D.G. du groupe Explosion, Pascarin Raymond.

M. Raymond a expliqué qu’il tenait à voir défiler toutes ces reines, une ancienne tradition, pour rester fidèle au thème 2021 du carnaval de Jacmel : Kanaval Jakmèl se yon pwatrimwàn, an n pwoteje l ».

« Les reines ont leur public. Autrefois, j’allais au carnaval uniquement pour les voir défiler », affirme l’octogénaire Jeanine Faustin.

Les reines…

Celle des petits, Brénenil Jannjaïna, 9 ans,  est en quatrième année fondamentale à l’école  Le Flamboyant. Passionnée de lecture, et de danse, elle rêve de devenir enseignante.

« J’ai été ravie de représenter les petits au carnaval cette année. J’ai beaucoup apprécié l’accueil du public. Les gens me disaient ‘’Vive la reine’’ ; ça m’a plu », raconte Mlle Brénenil.

Germinal Jean-Baptiste est la reine du Club Explosion. À 17 ans, elle est en NS1 au lycée Célie Lamour. Passionnée de danse, de lecture et de musique, elle veut  étudier  la diplomatie une fois après ses études classiques.

« …Je fais cela pour promouvoir mon pays à l’étranger », précise Mlle Jean-Baptiste, pour qui la force de ce pays réside dans sa culture.

Ladouceur Kasthane, elle,  est la reine des Invincibles de Jacmel. À 20 ans, elle est en NS4 à l’Académie des Enfants Compétents (AEC). Elle compte étudier le droit international. Mademoiselle Ladouceur adore la danse, le cinéma  et la cuisine.

«  Les invincibles sont pour moi une famille. Mon grand-père était musicien de ce groupe musical, ma tante défilait comme première dauphine dans le temps et maintenant c’est mon tour », relate mademoiselle Ladouceur.

La reine des Jouvenceaux s’appelle Rodcar Juste, en 1re année en administration à l’UNDH ; elle est esthéticienne, passionnée de cuisine et de danse. Elle aimerait étudier la diplomatie.

«  Faute de moyens économiques, j’ai dû opter pour l’administration », révèle mademoiselle Juste.

Pierre-Paul ANCION Auteur

Réagir à cet article