À cause d’elle, il n’y aura pas de paix

Publié le 2021-03-09 | lenouvelliste.com

Si on demande à n’importe qui, même à un leader religieux, quel est le plus grand bien qu’on puisse avoir, on va vous répondre : la santé.

Pourtant depuis quelques années, au moment de présenter les vœux dans les premiers jours du Nouvel An, lorsqu’on me souhaite la santé, de préférence mon souhait à un interlocuteur, c’est la paix, la paix de Dieu. Non pas celle qui vient des hommes qui, eux, pensent au « Si vis pacem para bellum (si tu veux la paix, prépare la guerre), mais celle qui vient de Dieu.

            En effet, on peut avoir la santé et ne pas pouvoir payer ses loyers, avoir un enfant en prison ou accroc aux stupéfiants, perdre son emploi, avoir un proche malade, être en instance de divorce, etc.

            Tandis que la paix qui vient de Dieu englobe tout : la santé bien entendu, les moyens économiques nécessaires, la stabilité du foyer avec des enfants qui grandissent en âge et en sagesse, l’évolution dans un environnement adéquat. Bref, tout ce qui permet de mener une vie si modeste soit-elle, mais paisible.

On a toujours oublié qu’au moment où Jésus-Christ envoyait ses disciples en mission, il leur disait : quand vous arrivez quelque part, au moment de pénétrer dans une maison, dites aux gens qui s’y trouvent : la paix soit avec vous ! S’il y a un homme de paix, il va vous répondre, mais si on ne vous rend pas la réciprocité, eh bien la paix vous reviendra à vous.

Tout ceci, c’est pour indiquer combien la paix est capitale pour l’équilibre de l’être humain. Même les belliqueux les plus endurcis à un moment de la durée sont fatigués de la guerre et veulent profiter du repos du guerrier.

C’est dans cette optique que tout président élu aux États-Unis d’Amérique se donne pour objectif de trouver une solution au conflit du Moyen -Orient entre Israël et des peuples arabes qui a des retentissements un peu partout à travers le monde même si le problème intéresse au premier chef d’un côté les Israéliens et les Juifs et de l’autre, les Palestiniens et les musulmans.

Les locataires de la Maison-Blanche ont tout essayé comme cet accord de paix séparée obtenu à Camp David entre le général-président de l’Égypte Anouar El Sadate et le Premier ministre d’Israël Menahem Begin. De ce fait, ils avaient reçu conjointement le prix Nobel de la paix. Malheureusement, ces deux hommes de bonne volonté ont été assassinés par leurs propres concitoyens qui les qualifiaient de traîtres.

Jusqu’à maintenant, on continue à tourner autour du pot, car ce qui constitue le nœud gordien, c’est Jérusalem.

Cette ville mythique est réclamée par les adeptes des trois (3) religions monothéistes, à savoir : le judaïsme, le christianisme et l’islam. Si les Israéliens et les Juifs veulent avoir toute Jérusalem comme capitale d’Israël, les Palestiniens et les musulmans, eux, désirent Jérusalem Est comme capitale d’un nouvel État palestinien. Il faut rappeler que dans cette zone de Jérusalem se trouve l'Esplanade des Mosquées, le troisième lieu saint de l’islam après la Mecque et Médine en Arabie Ssaoudite.

Quant aux chrétiens, à défaut d’une Jérusalem terrestre, ils convoitent et chantent une Jérusalem céleste.

Pour les autres pommes de discorde au Moyen-Orient comme les colonies de peuplement israéliennes en Cisjordanie, l’occupation du Golan syrien par les Israéliens depuis la guerre des six jours en 1967, les Palestiniens en exil ; tout cela peut trouver une solution.

Sincèrement, nous ne voyons pas comment résoudre le problème de Jérusalem à la satisfaction, non pas des dirigeants mais de tous les peuples impliqués dans ce litige.

Celui qui arrive à trouver une solution à cette quadrature du cercle mérite non seulement le prix Nobel de la paix, mais également un Nobel de la paix plus.              

            

Dr Roland Aupont
Auteur


Réagir à cet article