ETAT D’ALERTE

Pour éviter Haïti au spectre de la guerre civile

Publié le 2021-01-28 | lenouvelliste.com

Charles de Gaulle, traversant le Moyen-Orient, disait qu’avec des idées simples, je vole vers l’orient compliqué.

7 février 2021 – 7 février 2022

L’enjeu est très controversé pour la sauvegarde  de notre démocratie. Mais avec des idées simples et démocratiques, nous pouvons sauver le pays.

En clair, au 7 février 2021, il y aura des ombres très sombres qui traversent Haïti, et des turbulences incalculables planeront sur notre pays. La vie ou la mort, crient les politiciens. Cela va ssns dire que 7 février 2021 apportera la plus grande malédiction du siècle sur Haïti.

Messieurs, le peuple ne vous pardonnera jamais, si tel est votre dessein et vous aurez toujours le sang des milliers de gens qui vous hantera partout. Il y va donc de la responsabilité du président de la République et de l’opposition de savoir ce qu’ils veulent pour le bien-être du pays.

Il est grand temps que les protagonistes se ressaisissent, pour le bonheur et la prospérité de la nation.

Je suis alors pour toute forme de négociation, mais tout doit passer par les normes, sans cassure. D’ailleurs, le sénateur du Nord Kély C. Bastien nous l’a si bien dit : puisqu’il n’y a pas de Parlement, tout doit se faire par consensus.

Haïti, terre de poésie, de rêve, d’amour, de danse et de chanson, mais c’est toute la danse qui fait son charme. Elle est donc une belle femme, une femme unique et sensationnelle. Si du moins nous l’aimons, nous devons la chérir, la protéger de toute embûche, de tout malheur, d’où qu’ils viennent.

12 janvier 2010, la nature nous a prouvé que nous devons changer notre attitude néfaste. Alors, pour qu’Haïti change, il faut que chaque Haïtien prenne conscience de sa laideur, change de mentalité, et agisse dans l’intérêt de la collectivité.

Les Haïtiens s’écartent de plus en plus de leur histoire.

12 janvier 2010, on a recensé plus de 300 000 morts; c’est le monde qui pleurait nos chagrins. Puis viendra le 7 février 2021 (11 ans après), où les politiciens se préparent à l’assaut final pour la disparition et l’anéantissement total de la mère patrie.

De ce fait, j’exhorte le président Jovenel Moïse, le sénateur Nènel Cassy, Me André Michel et autres, à se pencher sur les évènements de 2010, qu’on a vus donc avec stupéfaction, des voleurs qui se sont livrés au pillage du territoire, qui ont frayé leur passage sur les corps des milliers de cadavres. J’espère donc que les projections envisagées par l’exécutif et l’opposition ne reflèteront nullement pas l’image de ces assassins.

Le sénateur Cassy, Me Michel et autres, dans leur discours d’agitation populaire de nature foudroyante, annoncent une deuxième étape qui sera faite pour les braves, baptisée, disent-ils, phase triste et phase piquée. Les vidéos sont là et l’histoire en prendra note.

En clair ils annoncent la guerre civile.

Donc nous serions livrés au génocide à la manière de Rwanda (Kigalie), où on comptait des millions de morts sous forme de bétail. La guerre civile infâme et sacrilège n’épargnerait personne et ferait le prix de nos cadavres, avant que ne vienne la communauté internationale nous imposer sa volonté avec tout le mépris que cela comporte.

Si nos ancêtres nous ont légué cette patrie, c’est pour rendre fier et digne un peuple qui, à travers son histoire, a su poser le jalon de la liberté des Noirs. C’est pourquoi donc Fançois Duvalier a crié que nous n'avons d’ennemis que ceux de la patrie.

Il est sensiblement vrai que depuis toujours, ce sont les politiciens qui s’entredéchirent vers l’autodestruction de la nation. Et le sénateur du Sud-Est monsieur Édo Zény nous a enseigné que tous ceux-là qui font de la politique dans le pays sont tous des bluffeurs.

Du Nord au Sud, de l’Ouest à l’Est.

Du Môle Saint-Nicolas à Anse-à-Pitre, d'Anse-d’Hainault à Ouanaminthe, ce sera donc la réédition de la révolte du Bois-Caïman et nos ancêtres vous demanderaient à chacun des comptes.

De la dictature à la tyrannie conduisant vers l’anarchie, le peuple en a ras le bol. Haïti se transforme en un vaste baril de poudre. En fait, nos ancêtres portent les chaines de l’esclavage jusqu’aux chevilles, combattant pour  nous léguer ce coin de terre.

Qu’avons-nous fait pour la protéger ? Les politiciens porteurs de malheur, tous, pour qui nous avons voté, portent le masque traduisant la théorie de la division. Notre nation est frappée par une série d’évènements : cyclone, tremblement de terre ; le pays devient le centre de la mort, de toute forme de persécution, crise politique, autorité contre autorité, violence, kidnapping, insécurité, assassinat ; enfin, le centre de toute forme de maladies. Or, le président Jovenel Moïse adopte une série de décrets qui mènent à toute une série d’hostilités et de révoltes.

Dans la vie, il faut prendre certaines décisions même quand les conditions s’avèrent impossibles. C’est donc la loi du compromis. Le président doit être au-dessus de tout soupçon.

Pour cette raison, avec des idées simples, je formule ma proposition au nom du peuple, qui s’adresse d’abord au président Jovenel Moïse, ensuite, au secteur de la société civile, dont je fais partie, et à l’opposition en général.

Je demande au président Jovenel Moïse : pour éviter tout chambardement et le chaos sur notre territoire de sursoir à toute avancée politique conduisant aux prochaines élections dans le pays, notamment les législatives, la présidentielle, les municipales et autres ; de dissoudre ce dit conseil consultatif référendaire ; de déclarer inopérant ce CEP qui n'a pas l’aval des partis politiques de la société civile, du peuple haïtien en général.

Le rejet de cette mise à jour d’une nouvelle constitution dont la commission consultative ou référendaire ne peut à elle seule conjuguée la volonté du peuple haïtien.

À cet effet, le Président Jovenel Moïse reste au pouvoir jusqu’au 7 février 2022, suivant l’accord qui aura été trouvé entre les protagonistes.

Son objectif serait de finaliser les projets d’infrastructures routières et l’électrification du pays.

À compter de cette date, Monsieur Jovenel Moïse n’a pas de qualité de conclure aucun accord, contrat ou traité engageant le pays sous quelque forme que ce soit.

Le président reste en exercice jusqu’au 7 février 2022, pour liquider uniquement les affaires courantes de l’État.

Notre pays est face au spectre de la guerre civile

Au Secteur démocratique et populaire, au secteur de la société civile, toutes oppositions confondues; de s’unir afin de trouver une solution pacifique à la crise que le pays souhaite tant, qui mettra en valeur les efforts de Toussaint Louverture, de Dessalines, de Christophe, de Pétion, pour ne citer que ceux-là, qui ont fait notre grandeur ; dont nous en sommes les héritiers. Le consensus a toujours été l’arme de la dialectique, diplomatique et politique pour tous les pays en crise ; l’opposition et la société civile, une fois qu’elles auront constaté la soumission ou l’adhésion de l’exécutif à cette nouvelle proposition, se dirigeront avec leurs différentes entités vers la création d’une forme de gouvernement qui sera effectif dès le lendemain du départ du président Jovenel au 7 février 2022, suivant la formulation ou le calendrier qui avait été trouvé entre elles.

Je suis content que vous soyez convaincus qu’avec l’aide de cette démarche, Haïti trouve sa tranquillité, et se situe une fois de plus au rang des grandes nations qui feront de nous un peuple civilisé, ce qui portera un démenti formel à l’ex-président américain Donald Trump qui voit en nous un pays de (Shit hole) latrine.

Josué Lafrance, lex-député de Port-de-Paix, 44e et 45e législatures

Port-au-Prince, le 19 janvier 2021

N.B : J’invite le Président Jovenel Moïse à faire une sage lecture de cette proposition, à ne pas se laisser détourner par certains organismes internationaux ou régionaux ; tels que : OEA ; et nous en avons pour preuve les évènements de 1991 à 1995, lorsque l’OEA a imposé à Haïti un embargo meurtrier qui se révèle jusqu’alors un désastre pour notre pays.

La crise étant nationale, il faut qu’elle soit résolue pacifiquement à l'haïtienne.

Nos héroïnes Madame Anaïse Chavenet et Madame Liliane Pierre Paul, peuvent aider en ce sens.

L’histoire le reconnait et leurs noms resteront gravés à tout jamais dans nos annales.

Josué Lafrance, ex-député de Port-au-Paix 44e et 45e Législature
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