Hinche

Hôpital Sainte-Thérèse : les résidents réclament la libération du docteur Daniel Lauré et disent non à l’insécurité

Publié le 2021-01-13 | Le Nouvelliste

La mobilisation pour contrer les actes de banditisme s’organise dans tout le pays alors que les actes de kidnapping se multiplient. Ce mercredi, les médecins en résidence sociale à l'hôpital Sainte-Thérèse de Hinche ont marché de leur résidence à l'hôpital Miss Marie à Marmont, localité située à la deuxième section du même nom où le docteur Marie-Danielle Lauré est en résidence sociale. Les protestataires ont dénoncé la montée vertigineuse des cas de kidnapping et réclamé la libération du médecin et de son compagnon Grégory Maignan, enlevés et séquestrés par des ravisseurs à Port-au-Prince, samedi.

« C'en est assez. Trop de gens disparaissent!  Il faut mettre un terme aux actes répréhensibles des gangs ! », a crié Bredson Dieufort, un des chefs de file du mouvement des médecins réunis pour libérer Daniel Lauré.

Dans la foulée, un jeune médecin crie au secours! Elle appelle les autorités concernées à rétablir l'ordre et la paix dans la République. « Le pays va mal », a balancé la résidente. Nous ne savons pas à quel saint nous vouer les filles et fils de la République. On nous pousse à nous rendre aux pays de l'Amérique latine. Leur plan ne marche pas à merveille. Aujourd'hui, ils ont planifié le kidnapping pour déloger les gens de bien. »

Sur tout le parcours, des riverains ont également gagné les rues pour dénoncer l’insécurité. Les protestataires ont appelé les autorités à assumer leurs responsabilités.

Arrivés au centre hospitalier Miss Marie de Marmont, des heurts ont éclaté entre protestataires et les agents des forces de l'ordre. Ces derniers ont tenté de disperser les protestataires avec du gaz lacrymogène. Ce qui a entraîné une situation de tension sur la RN3 longeant Thomonde en passant par Marmont jusqu'à Hinche. Bilan: des blessés, des femmes venues pour accoucher évanouies, des nouveau-nés en souffrance.

La journée de ce mercredi a été également marquée par une « journée de réflexion organisée par des militants du Parti Fanmi Lavalas. Conférences-débats, cris ont été entendus notamment dans l’aire de la RN3. Une foule de gens et des véhicules ont été remarqués à la même heure dans les parages. Des barricades de pneus enflammés ont été érigées en signe de protestation contre les actions des policiers pour démobiliser les gens.

Joram Moncher monchejoram6@gmail.com Auteur

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