Noailles : l’éloge de la nature chez Dyvenson Louis

Publié le 2020-11-09 | lenouvelliste.com

Influencé par des maitres du fer découpé comme Norvh Saint-Bonheur et Gabriel Bien-Aimé, Dyvenson Louis, à seulement 23 ans, est l’une des étoiles montantes de la 7e génération du village artistique de Noailles.

Ce jeune artiste du village artistique de Noailles était parmi les dix gagnants d’un concours organisé par la Fondation AfricAmérica. Un concours de découverte qui avait eu la participation d’un grand nombre d’artistes du village. Organisée dans la but de valoriser le « Musée communautaire Georges Liautaud » ainsi que tout le village, cette activité a permis de faire un zoomage sur Dyvenson Louis. Dans presque toutes ses pièces, il y a un éloge de la nature qui surgit. On pourrait facilement dire aussi « un éloge de la contemplation ».

Dyvenson Louis (né  le 26 octobre 1997) travaille à l’atelier « Les étoiles Shop » avec l’artiste Norvh Saint-Bonheur. Tout comme ses maitres, cette jeune pousse du fer découpé  manie le fer, le métal, à partir des outils tels que le marteau, le burin, le poinçon, etc. Son univers artistique est traversé de plantes et d’animaux. Tout cela s’explique par le fait que lui, très jeune, il avait voulu être agronome. Son amour pour la botanique ne s’est jamais démenti. Et d’un autre côté, son père était éleveur. Cela explicite la présence constante de certains animaux comme les chevaux et les bœufs dans son environnement immédiat et,  par extension, dans ses réalisations artistiques.

Chez cet artiste, l’art est un moyen de rendre compte de la nature. Elle l’inspire, dit-il. Elle lui donne fraicheur et énergie. Les oiseaux, les poissons et d’autres animaux exotiques, inspirés par les films, comme  les cerfs, les éléphants, peuplent son œuvre en pleine expansion. Dans certaines de ses pièces, on sent la présence d’une histoire, avec un événement, une narration, une tension et une chute. D’où toute la quintessence de cet artiste qui puise dans sa vie réelle, son rapport avec la nature, les sujets de ses différentes réalisations.

Au concours d’AfricAmérica, sa pièce avait pour titre « équilibre ». C’est une œuvre mettant en scène deux personnages  maritimes qui dansent à l’intérieur d’une surface ronde comme le globe terrestre. Ils sont entourés de mains liées. On sent un mouvement en regardant cette œuvre qui a été retenue par le jury pour son originalité, sa force de suggestion et la nouveauté du sujet. Bref, Dyvenson Louis est l’un des  jeunes artistes du village artistique de Noailles qui ira sûrement très loin. Ce jeune talent fera l’honneur de sa communauté artistique, des maitres anciens et du pays dans sa globalité.

Wébert Pierre-Louis
Auteur


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