Gonaïves : l’appréciation de la gourde affecte positivement les prix des produits de première nécessité

Publié le 2020-10-01 | lenouvelliste.com

Dans les principaux marchés publics des Gonaïves, ces derniers jours, les prix des produits de première nécessité connaissent une baisse substantielle. Cette nette amélioration survient suite à l’appréciation de la gourde par rapport au dollar américain. Beaucoup de consommateurs se félicitent des nouveaux tarifs. Ils appellent les responsables à redoubler d’efforts en vue de stabiliser le marché des changes. 

Au centre commercial des Gonaïves, le nombre de consommateurs augmente. Étant perplexes à la capacité des autorités à valoriser la monnaie nationale, ils saisissent l’opportunité pour remplir leurs paniers. Sourire aux lèvres, Hermione, mère de deux enfants, estime que la baisse est un bon présage. « C’est un pas vers l’amélioration des conditions de vie », a-t-elle soutenu. Dans l’intérêt de la masse défavorisée, elle souhaite la régularisation des prix de tous les produits.  

Selon les constats, le sac de riz, qui se vendait à 2500 gourdes se vend actuellement entre 1 465 et 1500 gourdes. Le sac de pois noir passe de 10 000 gourdes à 8 000 gourdes. Le sac de farine se vend à 1 100 gourdes contre 1 500 gourdes. Le maïs moulu dont le prix était fixé à 2 500 gourdes s’achète à 1 600 gourdes. Quant au sac de blé, il se vend à 1 900 gourdes contre 2 500 gourdes.  

Selon des détaillants, la caisse de sardines, se vend entre 1 000 et 1 100 gourdes contre 1 400 gourdes. Pour un sac de sucre crème, il fallait 1 450 gourdes. Dorénavant, il s’achète à 1 100 gourdes. Le prix de la caisse de spaghetti (Aconcagua) varie entre 600 et 700 gourdes contre 1 000 gourdes auparavant. Le prix du plateau de suif n’a pas bougé. Il reste à 350 gourdes dans tous les coins. 

La baisse vertigineuse du taux du dollar américain que l’économiste Eddy Labossière qualifie de « correction du marché » ne plait pas à tous les commerçants. « Nous avions acheté les marchandises à des prix exorbitants. Voilà que maintenant nous nous voyons obligés de les liquider », se plaint une marchande interrogée au marché de Poteau, 4e section des Gonaïves. Cette détaillante espère épuiser ses stocks avant de s’adapter à la réalité.  

Depuis l’appréciation de la gourde, les marchandes ambulantes sont de plus en plus nombreuses dans les rues. Elles cassent tous les prix. « 4 pou 100 goud lèt la », scandent-elles. Ces commerçants vendent également la petite marmite de pois noir à 75 gourdes. Les consommateurs doivent être prudents, car certains des produits liquidés, notamment le lait, atteignent leur date d’expiration. 



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