Haïti, de la démocratie néolibérale à la démocratie populaire : le temps d’une nouvelle alliance politique

Dans ce travail de recherche que nous avons réalisé au cours des deux dernières années, nous avons analysé le processus de démocratisation en Haïti amorcé en 1986 autour de deux principaux enjeux : l’enjeu économique et l’enjeu culturel.

Ambroise Guillaume, coordonnateur
23 sept. 2020 — Lecture : 17 min.

Dans ce travail de recherche que nous avons réalisé au cours des deux dernières années, nous avons analysé le processus de démocratisation en Haïti amorcé en 1986 autour de deux principaux enjeux : l’enjeu économique et l’enjeu culturel. Haïti est un pays qui a connu l’esclavage, l’occupation nord-américaine et la dictature. Nous avons cherché à démontrer quelles sont les conséquences de ces trois périodes sur le processus, en comparaison avec la République dominicaine qui partage l’île Hispaniola avec Haïti. Nous nous sommes penché sur les facteurs structurels qui expliquent le blocage du processus démocratique haïtien, malgré les efforts des acteurs nationaux et internationaux, particulièrement la communauté internationale à travers les Nations unies.    

La présente recherche est guidée par la question générale suivante : Quels sont les facteurs structurels qui expliquent le blocage de la démocratie politique en Haïti, malgré les efforts de la communauté internationale ? Notre objectif est d’examiner sociologiquement, sur la base de la littérature existante, les principales raisons du blocage démocratique en Haïti et, plus particulièrement, leur articulation avec l’intervention de la communauté internationale. Nous développerons un argumentaire qui vise à échapper à certains réductionnismes courants dans ce domaine. À cette fin, sans pour autant produire une thèse culturaliste, nous mettrons de l’avant les dimensions culturelles qui sous-tendent le processus à l’étude. D’où l’intérêt de centrer notre recherche autour du concept « démocratie populaire » dans le sens que, le peuple haïtien ayant manifesté son souhait pour l’instauration de la démocratie, il doit être compris dans sa construction avec ses représentations symboliques comme le vaudou et la langue créole, et ce, dans le contexte du projet néolibéral mondial et de la mondialisation de la culture.

Ce travail de recherche ne pose pas d’hypothèses : il s’articule autour du développement de deux arguments majeurs. Le premier argument, en lien avec l’enjeu culturel, touche la problématique identitaire en Haïti, laquelle n’a pas été prise en considération dès le début du processus démocratique haïtien par les principaux acteurs nationaux et internationaux, même si c’est le peuple haïtien qui, avec « enthousiasme et euphorie », avait manifesté son souhait de l’instauration de la démocratie. Ils n’ont pas pris le temps de s’interroger sur la réalité culturelle propre au peuple haïtien, marquée par le vaudou et le créole.

Le vaudou, notamment, avec le marronnage, est un élément incontournable qui explique la réussite de la révolte des esclaves conduisant à l’indépendance d’Haïti en 1804. Le vaudou constituait aussi, sur le plan culturel, une forme de résistance contre les occupants états-uniens en 1915-1934. Bien avant 1986, les premières tentatives de la démocratie en Haïti, avec l’Église catholique, intégraient aussi le vaudou, principalement avec le tambour présent dans les cérémonies religieuses. C’est pour cela que dans cet argument nous avons souligné l’importance pour Haïti d’affirmer son identité en tant que société spécifique avec ses racines culturelles africaines, et ce, dans le contexte de la mondialisation et de l’universalisation de la culture (Houtart et Rémy, 2000, p. 10).

Le deuxième argument concerne la gestion de l’ONU en Haïti, laquelle est un échec dans le processus de démocratisation du pays et également en ce qui a trait au développement économique. Il s’agissait d’une intervention de la communauté internationale effectuée après le départ de Jean-Claude Duvalier en 1986. Les différentes interventions des Nations unies ne produisent pas de résultats concluants : ni de stabilité politique réelle ni d’amélioration des conditions de vie du peuple haïtien. Il y a eu plusieurs missions d’intervention de l’ONU en Haïti; celle de la MINUSTAH a fait l’objet d’une analyse soutenue pour expliquer les lacunes des forces onusiennes dans leurs efforts pour favoriser l’établissement de la démocratie en Haïti.            

L'objectif général de ce travail de recherche était de comprendre les causes fondamentales de l’échec du processus de démocratisation en Haïti. Cet objectif prenait en considération deux plans : un plan empirique et un plan théorique. Au plan empirique, nous voulions comprendre la problématique identitaire en lien avec la construction culturelle du peuple haïtien à travers ses différentes représentations, notamment le vaudou, et ce, dans le contexte du projet néolibéral mondial. Au plan théorique, nous avions aussi pour objectif d’expliquer les transformations de la société haïtienne en tenant compte des séquences temporelles, de l’interjeu entre structures et acteurs, des facteurs multiples qui y interviennent (économiques, politiques, culturels, etc.). Ainsi, nous souhaitions expliquer en quoi les différentes périodes (esclavage, occupation nord-américaine, dictature) qui précèdent l’avènement de la démocratie en Haïti ont eu des impacts sur le processus de démocratisation en Haïti, tant sur le plan culturel que sur le plan économique. Nous avons par ailleurs centré notre analyse sur la « démocratie populaire », dans le sens que le peuple haïtien a manifesté son souhait de l’instauration de la démocratie; et que ce peuple est caractérisé dans sa construction par des représentations symboliques qui lui sont propres, comme le vaudou et la langue créole.    

Pour le cadre théorique de ce travail, nous avons mobilisé deux catégories centrales de la théorie politique : la « représentation » et « la démocratie ».  Nous nous sommes inspiré de la démarche d’Ernesto Laclau, décrite au chapitre 6 du livre « La raison populiste ». Nous avons vu avec Laclau que la représentation est un double processus, représenté vers représentant et vice versa (2008, p. 187). Pour faire le lien avec la démocratie, l’auteur ajoute aussi la dimension symbolique à la représentation, car pour lui le cadre symbolique est un élément pouvant soutenir un régime (ibid., p. 196).

En ce qui concerne notre travail de recherche, ce qui nous intéresse le plus dans la démarche de Laclau, c’est son étude sur la « démocratie populaire ». Selon lui, il peut y avoir d’autres formes de démocratie en dehors du cadre symbolique libéral. Nous avons donc interrogé les actions posées par les principaux acteurs politiques, notamment la communauté internationale, visant à l’instauration de la démocratie politique en Haïti, et ce, dans le sens du respect des représentations culturelles du peuple haïtien dans sa construction propre ( 2008, p. 197).

La culture et l’économie sont les deux principaux facteurs structurels qui sont pris en compte dans le cadre de notre recherche. Nous avons opté pour une démarche de réflexion mésosociologique plutôt que macrosologique, en mettant le concept « peuple » (le peuple haïtien qui a manifesté son souhait de l’instauration de la démocratie) au cœur de notre discussion. Nous avons considéré des réalités comme le passé historique d’Haïti, sa trajectoire culturelle, etc. Ainsi, notre analyse sociologique de la démocratie a pris en compte les facteurs structurels internes et externes qui peuvent favoriser ou pas la démocratisation en Haïti en comparaison avec la République dominicaine. Dans la trajectoire culturelle d’Haïti et de la République dominicaine, nous avons mis en évidence les questions de race, de religion, d’origine nationale, ainsi que l’identité des deux peuples. Nous avons, de plus, montré les impacts considérables que ces questions ont eus sur l’instauration de la démocratie dans ces deux États qui partagent une même île, mais au passé historique et culturel différent, d’où la pertinence de notre comparaison.  

Le matériel historique de notre recherche était constitué d’ouvrages écrits en français par des historiens, des politologues et surtout par des sociologues spécialistes de la question qui concerne en tout ou en partie la problématique que nous soulevons. L’aspect comparatif sociohistorique du travail comprenait un exercice aller-retour entre le cas empirique étudié et le cadre théorique priorisé dans notre travail de recherche. 

Enfin, après avoir présenté notre contribution à l’étude du processus de démocratisation en Haïti, vient maintenant le moment de noter certaines limites de notre recherche. Compte tenu du fait que notre travail relève de la sociologie historique et qu’il existe déjà une vaste littérature sur la question principalement sur les trois périodes historiques étudiées, nous convenons qu’un travail de mémoire ne sera pas suffisant pour toucher des points jugés importants, du moins pas autant que ceux que nous avons priorisés. Par exemple, l’éducation est aussi un enjeu majeur pour l’étude de la démocratie; nous lui avons consacré trois paragraphes au chapitre IV, mais sans les développer. En ce qui a trait à la langue créole, nous y avons fait référence assez souvent au côté du vaudou pour discuter des représentations identitaires du peuple haïtien, mais on n’a pas pu en traiter spécifiquement dans le cadre de ce travail.

En conclusion, ce travail de recherche vise à comprendre le processus de démocratisation en Haïti autour de deux enjeux : l’enjeu économique et l’enjeu culturel. Ainsi, à partir de la culture et de l’économie, la « démocratie populaire » est, pour notre part, un concept central dans l’analyse du processus démocratique haïtien. Rappelons que c’est le « peuple haïtien » qui a manifesté son souhait de l’instauration de la démocratie; aussi, le modèle démocratique qui conviendrait le mieux en Haïti est une « démocratie populaire », en lieu et place du modèle de la démocratie libérale et néolibérale, imposé par les principaux acteurs, notamment par la communauté internationale, avec, entre autres, le programme d’ajustement structurel.   

Quelle serait la forme d'une démocratie qui s’appuierait sur l’identité culturelle haïtienne et plus particulièrement sur le vaudou ? À quoi cette démocratie, telle que « demandée par le peuple haïtien » ressemblerait-elle ? Cette démocratie devrait tenir compte de la contradiction de classes en Haïti, c’est-à-dire, comme l’expliquent Houtart et Rémy, du fossé qui existe, depuis l’indépendance dans la société haïtienne, entre, d’une part, les classes dominantes, en minorité, qui depuis toujours ont eu une vocation européenne, donc occidentale, et, d’autre part, « la masse des anciens esclaves, qui, pour survivre, ont dû mettre au point un système de marronnage économique, politique, social et culturel » (2000, p. 20). D’où la construction d’un « système de valeurs bipolaire », qui s’exprime dans la société haïtienne en termes de « modernité ou traditionalisme », avec des concepts qui en découlent comme : « pays en dehors-pays en dedans, culture archaïque-culture moderne, société urbaine- société rurale » (ibid.).

Comme nous l’avons souligné dans l’explication de notre démarche, le vaudou se trouve implanté dans le milieu rural haïtien, donc dans le « pays en dehors » (où se trouve concentrée la grande majorité de la population haïtienne) comme « culture archaïque »; il est aussi pratiqué dans le milieu urbain, généralement dans la clandestinité enfin, il s’exprime aussi à travers le syncrétisme catholique-vaudou  (ibid., p. 74). Bref, tout ce rappel pour démontrer le poids du vaudou comme religion et comme mode d’organisation sociale, dans la société haïtienne. D’où l’idée d’une remise en question du concordat de 1860, qui fait du catholicisme la religion officielle en Haïti.

En résumé, cette démocratie ressemblerait à une nouvelle  « alliance politique » entre les classes dominantes et la masse populaire haïtienne, car après l’indépendance d’Haïti en 1804,  celle « forgée sur les idéaux les plus nobles entre anciens esclaves noirs et anciens affranchis s’est dissoute moins de quatre ans plus tard, avec l’assassinat de Jean-Jacques Dessalines » (Houtart et Rémy, 2000, p. 19-20) ». D’un côté, cette nouvelle « alliance politique » devrait inclure tout le monde, sans exclusion aucune, et devrait proposer un « projet de société » engagé, une redistribution des richesses du pays, car le système sur lequel la distribution était établie, lequel s’est perpétué dans le temps, semble arrivé à son terme. Autrement dit, les mécanismes des rapports sociaux entre les différents groupes ne semblent plus fonctionner adéquatement.

Et, de l’autre côté, cette nouvelle « alliance politique » devrait veiller au respect de la « configuration culturelle », car dans le processus de la formation socioculturelle en Haïti, à travers le temps, « on peut concevoir le côtoiement de plusieurs systèmes de représentation ayant des bases référentielles hétérogènes, l’un d’inspiration européenne et l’autre d’inspiration africaine […] » (ibid.). En peu de mots, il est impératif que cette nouvelle « alliance politique » réduise « l’inégalité réelle entre les classes sociales »[1] dans le pays, qu’elle soit économique, sociale, politique ou culturelle.

Au chapitre des recommandations et des pistes de recherche, une étude sociohistorique, toujours avec l’approche mésosociologique et qui tiendrait compte d’un enjeu comme l’éducation et d’une variable comme la langue créole au côté du vaudou serait intéressante. Il serait également pertinent d’engager des recherches portant sur des comparaisons entre Haïti, première république noire indépendante, ancienne colonie française, et d’autres pays de la Caraïbe, aussi d’anciennes colonies françaises, mais pas indépendantes, comme la Martinique, la Guadeloupe, qui sont des départements et régions d’outre-mer de la France.         

Les résultats de ce  travail de recherche seront publiés bientôt dans un ouvrage historique.  

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Ambroise Guillaume 

Coordonnateur 

Centre de Recherche-Action pour le Vivre-Ensemble (CRAVE) 

Chercheur doctorant en sociologie

ambou25@gmail.com

https://www.linkedin.com/in/ambroise-guillaume-390936a3/ 

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Yacou, Alain. 2010. De l’île espagnole à la République dominicaine d’aujourd’hui. Espace Caraïbe-Amériques ; 3. Paris : Pointe-à-Pitre: Karthala ; CERC.

[1] Voir « Les liaisons dangereuses », Raoul Peck, préface de l’édition haïtienne du livre de Ricardo Seitenfus: « L’échec de l’aide internationale à Haïti : Dilemmes et égarements », paru en juin 2015, p. 16.