Et Kanis s'internationalise !

PUBLIÉ 2020-09-18
Depuis que Kanis (Niska Garoute) a signé avec Sony Columbia, tout se change en or autour d’elle. Et pour cause, Gabrielle Union utilise une de ses chansons pour une campagne de New York And Company ; son compte Instagram prend un autre tournant ; le clip de sa chanson TikTok témoigne aussi d’une maturité dans son travail. Pour la belle rappeuse, « sa se twokèt la, chay la dèyè ». Ci-après, un coup de projecteur sur la perspective d’une belle carrière pour la jeune Haïtienne.


Strass et paillettes se conjuguent à souhait dans « TikTok », le dernier hymne egotrip qu’a émis Kanis après son entrée dans l’écurie de Sony Columbia. Le clip perfectionne le cachet « urban chic » mieux que dans n’importe quelle autre proposition de l’artiste qui a vu le jour avant. Le texte est dans la langue de Molière, mais façon Aya Nakamura.

Son arrivée dans cette grosse production planétaire est due au travail acharné de High Tribe, son équipe. Le contrat consiste en la production, la diffusion et la recherche de débouchés pour l’artiste par Sony. Niska, elle, peut continuer dans la direction artistique qu’elle a lancée toute seule et qui a trouvé l’accord du grand partenaire. « Ce n’est pas un contrat exclusif. Ils font confiance à ma création, ils s’occupent comme quoi de l’emballage et de sa distribution », révèle la voix de « Bagay malè nèt ». La rappeuse doit produire en français, anglais et dans une troisième langue de son choix. Pour ce qui est d’Haïti, Kanis a le droit de faire ce qu’elle veut sans se soucier. Que ça soit un featuring avec un artiste qu'elle aura choisi, un showcase, la promotion pour des entreprises… tout ça ne regarde pas Sony, tant que ça se fait en Haïti.

Et quand on signe avec Sony, on prend du coup l’autoroute du succès. Les résultats ne tardent pas à se faire sentir. La rappeuse en ligne va déjà au-delà de l’instagrameuse lambda. Les photos vont de plus en plus dans le sens du story telling, d’une thématique assez précise. Elles sont côté netteté plus catchy. Son poing en Sirène par exemple ne peut laisser quiconque indifférent. « Je ne change pas comme personne, mais mon image doit constamment aller dans le sens de ce que je suis censée incarner », confesse la belle. Elle avoue aussi avoir toujours été fashionista mais depuis qu’elle joue dans le carré des plus grands, elle se doit d’engager styliste, habilleuse, make-up artiste, consultant en image pour la prise de la moindre de ses photos.

En juin, c’est l'actrice Gabrielle union qui vient frapper à sa porte pour faire l’usage de « Vèvè lokal » comme le son d’une campagne de New York And Company qui voulait célébrer la création black avec Little Haiti et l’authenticité de Miami en toile de fond. « C’était une grande nouvelle pour moi, car parmi tant d’artistes Haïtiens, c’est ma musique qui lui a paru la plus appropriée pour ce qu’elle faisait. Elle nous paie (Lòlò, Pipo et moi) pour l’usage et ne nous a pas enjoints de lui céder les droits. On garde donc nos droits », confie l’artiste.

Un deuxième album en 2021

Kanis entend coûte que coûte donner un petit frère ou une petite sœur à « Enèji » en 2021. Ce nouvel album aurait pu sortir en fin 2020 s’il n’y avait pas la Covid. La belle ne pouvait pas aller en France durant le confinement. En attendant la finition du prochain disque, elle va enchaîner avec des singles. Après TikTok, « Sirène » est sortie en audio et devra faire l’objet d’un clip bientôt. À ce sujet, l’artiste explique qu’au sein de grosses compagnies comme Sony, le nombre de views sur Youtube a moins de valeur que la quantité de « plays » sur les plateformes du genre Spotify, Apple Music… « Sirène » n’a pour l’heure que 30 000 streaming sur ces plateformes, il lui faut 100 000 pour qu’on décide de lancer le clip. Kanis nous encourage donc à la supporter sur ces plateformes citées plus haut pour booster la sortie du clip. D'autres titres sont en route, 4 ou 5...

La jeune femme, pour le moment, se trouve en Haïti pour profiter de son temps libre avec sa famille, ses amis et son équipe avant de partir pour l’Europe... et se remettre au travail.



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