Rose Lumane Saint-Jean lauréate du concours de plaidoirie sur les droits humains

Publié le 2020-08-17 | lenouvelliste.com

L'étudiante de l'Ecole de Droit, des sciences économiques et de gestion du Cap-Haïtien, Rose Lumane Saint-Jean est sortie lauréate de la 5ème édition du concours de plaidoirie sur les droits humains. Elle est la deuxième femme a avoir reçu ce sacre, pour la deuxième année de suite, à l'issu des joutes oratoires passionnantes et instructives organisées par le Bureau des droits humains en Haïti (BDHH). 

Rose Lumane Saint-Jean remporté la demi-finale au dépend de notre collaborateur Caleb Lefèvre, étudiant en Droit à la la faculté de Droit de Port-au-Prince lors d'un débat sur le contrôle étatique des naissances. Ensuite elle a pris le dessus en finale sur Stepherly Murielle Paillant, étudiante à l'université Notre-Dame d'Haïti suite à un débat très animé sur le régime présidentiel. 

Son adversaire en finale a montré les bienfaits du régime présidentiel pour Haïti en misant sur le fait qu'il apportera une stricte séparation des pouvoirs, et réduira les marche de manœuvre du parlement quant au contrôle de l'action gouvernementale ce qui a souvent été source de corruption et clientélisme.

 La championne a su sorti un argumentaire plutôt solide, avec parfois une pointe de sarcasme pour montrer quelques défauts du régime présidentiel et les bienfaits du regime semi-presidentiel qui encourage « des institutions fortes en lieu et place des hommes forts ». Pour Rose Lumane Saint-Jean, « le régime présidentiel n'est pas gage de développement, il concentre beaucoup trop de pouvoir entre les mains du président ce qui pourrait pousser à l'autoritarisme. »

Un laptop, une tablette et des livres ont été offerts à finaliste et la lauréate. Les demi-finalistes quant à eux ont reçu des tablettes et des ouvrages. Ils étaient une centaine venant des différentes universités du pays à concourir autour du thème :« Haïti est-il un état de Droit », à ces quatre derniers, la BDHH va octroyer aussi un stage pour compléter leur formation dans ses services.  

« Ce concours de plaidoirie remplit pleinement son objectif de mettre en valeur de jeunes étudiants en Droit talentueux, invités à faire leurs premiers pas dans le monde de la plaidoirie en s'affrontant dans le cadre de ce combat de mots en faveur des droits humains », a indiqué Pauline Lecarpentier secrétaire général du BDHH. 

Elle a souligné au passage qu'ancune discrimination positive n'a été appliquée en faveur des femmes même si le BDHH encourage vivement leur participation. L'objectif du concours qui reçoit les supports des ambassades de France et de Suisse, ajouté Mme Lecarpentier, est d'aider les jeunes à renforcer leur capacité afin de mieux professer le Droit. 



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