Le professeur Jozef Kwaterko appelle AYITI College à respecter ses engagements envers des étudiants haïtiens en difficulté en Pologne

Professeur titulaire à l'Université de Varsovie, spécialiste des cultures et littératures francophones des Amériques (Québec, Haïti, Antilles françaises), directeur du Centre de Recherche en civilisation canadienne-française et en Littérature du Québec, Jozef Kwaterko alerte sur des difficultés financières auxquelles font face des étudiants haïtiens en Pologne. Selon lui, AYITI College a fait venir, en octobre 2019, à Varsovie, huit jeunes citoyens haïtiens, détenteurs du baccalauréat, en vue de leur faciliter les études supérieures ici. « Ces jeunes depuis janvier 2020 se sont adressés à moi en cherchant de l'assistance et du soutien, se sentant complètement abandonnés par Ayiti College qui n'a pas assumé ses engagements administratifs et financiers à leur égard. Nous sommes le 26 juillet, ma lettre à Ayiti College date du 3 juillet. Aucun problème que j'y expose n'a été résolu », déplore le professeur Jozef Kwaterko dont Le Nouvelliste publie ci-après la lettre adressée à Abraham Sean Cormier, directeur exécutif de la Fondation AYITI COLLEGE.

Publié le 2020-08-04 | lenouvelliste.com

Bonjour Monsieur Cormier,

Mon message sera long, armez-vous de patience svp et ne sautez svp aucune phrase en me lisant. Je m'excuse pour d'éventuelles coquilles d'orthographe

Je me décide à vous écrire avec chagrin et colère. Alarmé que je suis par huit bacheliers haïtiens que la Fondation Ayiti College que vous dirigez avait fait venir précipitamment (à cause du « peyi lòk ») le 6 octobre 2019 en Pologne, en vue de leur permettre d'entamer les études supérieures en Europe.

Je vous ai déjà écrit un mail le 23 janvier dernier, après notre rencontre commune avec M. Leonid Markusyk, le directeur du Bureau de recrutement de l'Académie des finances et du Buisness Vistula à Varsovie. La veille, le 22 janvier, lors de cette rencontre, le directeur vous a signalé que votre institution ne s'est pas acquittée des payements des frais d'inscription (200 euros pour chacun) et des frais du cours préparatoire d'anglais (1.350 euros pour chacun) de quatre candidats parmi ces jeunes citoyens de votre pays:

1. John Dalton Fils SINORD 2. Sylvie Marie Régine ETIENNE 3. Stéphanie SAGET 4. Miranda Jennnifer SAGET.

Dans mon message du 23 janvier, je vous ai demandé instamment d'assumer vos responsabilités administratives et financières à l'égard de ces jeunes Haïtiens et à l'égard de tout le groupe (1 garçon et 7 filles).

J'ai même écrit en ce sens en janvier 2019 à monsieur Emmanuel Charles, l'ambassadeur Haïti à Rome, car à l'époque ces huit personnes devaient arriver en Italie pour étudier la médecine à l'Université de Naples. Monsieur l'ambassadeur m'a rassuré le 22 janvier, en me disant qu'il vous a appelé au téléphone et que votre Fondation s'occuperait de façon correcte de ces jeunes et que les choses allaient prendre une tournure à leur avantage.

Or, vous le savez mieux que moi: non seulement, vous n'avez pas payé jusqu'à présent les frais manquants pour 4 étudiants (vous aviez couvert uniquement les frais de 4 autres), mais vous avez transféré sur le compte bancaire de l'Université de Vistula de fausses preuves de payement (« proof payment ») moyennant le mode de virement «TransferWise » dont vous avez envoyé à Vistula des screen shot. Ces virements ne comportent ni date ni le SWIFT de votre banque; ils ont été fabriqués par une application téléphonique, facilement retirable. Les finances de Vistula ont envoyé ces fausses preuves de virement aux étudiants et à moi-même.

Je vous attache ici ces 4 screen shots (photos).

Monsieur Cormier, je vous le signale sans ambages: vous êtes dorénavant responsable de cette escroquerie financière.

L'affaire a été récemment (début juin) communiquée par l'avocat de Vistula à la préfecture ; elle est prise en charge par un procureur de la région Varsovie-Ursynow.

Je vais vous parler crûment sans y aller par quatre chemins: attendez-vous d'être convoqué par la préfecture de l'arrondissement URSYNOW où siège l'Univesité Vistula. À défaut de votre présence en Pologne, ce sera le sort de votre assistante, Mme Gaia Stecher, résidant rue Okrezna 32 B à Granica près de Komorow, et qui est représentante permanente d'Ayiti College pour la Pologne. Cela peut s'opérer en concomittance avec les démarches de préfecture pour aviser Interpol ou autres services internationaux de votre absence ici.

Un autre fait aggrave encore plus votre fraude: après que le directeur administratif de l`Université Vistula, monsieur Anar Ibrahimov vous a écrit le 1er juin (je vous attache son mail) et le 10 juin dernier (en attachement ici aussi) pour vous signaler des poursuites possibles contre vous pour cause d'infraction financière, vous avez eu l'audace de l'assurer le même jour que ce payement est en route et qu'il sera versé avant le 17 juin (je vous attache cette correspondance du 10 juin).

Sachez que tous les jeunes Haïtiens en nombre de 8, candidats aux études à Vistula, sont profondément bouleversés et traumatisés par votre comportement et, surtout, par votre infraction financière alliée à votre refus de paiement des frais du cours préparatoire à Vistula pour les quatre d'entre eux ci-nommés, sous prétexte que leurs parents vous avaient promis de vous les rembourser.

Les 4 étudiants dont vous avez refusé la prise en charge de ce paiement ont consulté leurs parents.

Ils me déclarent qu'aucun parent, aucune famille ne vous a promis sous aucune forme - orale ou écrite - de vous rembourser ces frais, étant donné que vous-même et votre sponsor, M. Victor Prophane, ancien député de l'Artibonite et chef actuel du parti politique Bouclier, leur avait clairement dit début octobre 2019 dans votre siège (29, rue Lamarre à Pétion-Ville) que vous les preniez en charge comme boursiers d'Ayiti College. Et vous-même leur avez reconfirmé cela.

Tous les parents ayant été uniquement de vous verser mensuellement les frais de 350 $ US pour leur hébergement et ravitaillement à Varsovie. Et ces frais ont été versés régulièrement à Ayiti College de novembre 2019 à mars 2020 avant que vous ne décidiez qu'il serait préférable que les jeunes reçussent cet argent directement sur leur compte banacaire.

Fait très parlant : le 9 avril 2020, vous avez stratégiquement déclaré faillite d'Ayiti College (je vous attache l'adresse du check report fait sur Endole UK).

Sachez que sur huit étudiants, vous en laissez quatre à l'abandon et les mettez dans une situation dramatique. Ils viennent tous les quatre de réussir brillamment les examens finaux du cours préparatoire d'anglais (TOIC et B-2 First English Oxford) le 1er et le 2 juillet.

J'ai personnellement obtenu l'accord de la part de Vistula pour qu'ils puissent avoir accès à ces examens dans une situation de payement des frais dus (pour leur cours préparatoire) dont ils sont victimes.

Or, vous n'êtes pas sans savoir qu'à défaut du paiement en règle de ces frais par vous-même, Ayiti College ou M. Profane, ces quatre étudiants ne pourront pas être inscrits en première année de licence à Vistula.

Par conséquent --- et vous le savez très bien car cela vous a été clairement communiqué le 22 janvier 2020, en ma présence, par le Directeur du Bureau de Récrutement lors de notre visite le 22 janvier ---, sans être inscrits en première année, ces étudiants ne pourront pas réclamer le certificat d'études (et celui de paiement en règle de leurs frais d'études) que Vistula délivre.

Ce certificat est indispensable pour que les autorités polonaises leur accordent la carte de résidence (de séjour) les autorisant à demeurer légalement sur le territoire de la République de Pologne et dans l'espace Schengen, après l'expiration de leur visa polonais le 28 septembre 2020.

Vous vous rendez certainement bien compte des conséquences d'un séjour non autorisé : déportation forcée. Tous les étudiants sont solidaires : les 4 qui ont la situation financière en règle et les quatre que vous laissez pour leur propre compte.

Mais, si en cas de désespoir et de cul de sac existentiel auquel vous condamnez les derniers concernés une d'elles/un d'eux se fait mal (je ne veux employer de terme plus fort), votre déclaration de faillite ne vous couvrira point: vous serez poursuivi juridiquement avec un chef d'accusation adéquat.

Et je serai le premier à me porter témoin ayant plusieurs preuves en main de vos agissements à l'égard de ces jeunes que vous avez sortis du pays au motif de les aider à avoir une formation au niveau supérieure en Europe.

LISEZ BIEN, MONSIEUR CORMIER, CE QUE J'AI À VOUS DIRE À LA FIN:

Si d'ici, vendredi 3 juillet, au mercredi le 8 juillet 2020, vous ne vous acquittez pas de vos responsabilités financières, donc du paiement dû par virement légal sur le compte de l'Université de Vistula de 6.200 euros (au total), c'est-à-dire, pour chacun des quatre, 200 euros pour les frais d'inscription + 1350 euros pour les frais du cours préparatoire d'anglais qu'ils viennent de terminer avec succès, je vais prendre des mesures qui vont sérieusement et définitivement vous compromettre personellement ainsi que la Fondation que vous dirigez, à savoir:

1. Je vais mettre au grand jour, avec maints détails et preuves à l'appui, la situation dramatique et scandaleuse dont souffrent les étudians et le sort que vous leur réservez (déportation, échec existentiel, cul-de-sac après le retour en Haïti)

2. Je vais avant tout écrire une lettre aux rédacteurs en chef des plus grands journaux et quotidiens en Haïti et dans la diaspora: Le Nouvelliste, Le National et Haitian Times de NY. Je vais également poster ma lettre sur le FB et les sites de réseaux sociaux influents en Haïti. Je vais en parler à la presse en Pologne

3. Je vais tenir au courant de vos activités frauduleuses et oppressives vis-à-vis des étudiants, monsieur Claude JOSEPH, le ministre des Affaires étrangères.

- les politiciens : le sénateur Steven Benoît et l'ancien Ambassadeur, Daniel Supplice

- le PEN haïtien et les écrivains et intellectuels qui en sont membres dont : Michel Soukar, Yanick Lahens, Lyonel Trouillot, Évelyne Trouillot, Emmelie Prophète, Kettly Mars, Gary Victor et les personnalités de renommée internationnale qui résident en dehors du pays comme Dany Laferrière de l'Académie Française, Frantz Voltaire, directeur de CIDIHCA à Montréal, Rodney Saint-Éloi, directeur des éditions Mémoire d'Encrier, monsieur René Depestre, mon ami de Luzignant-Corbierre au sud de la France ainsi Louis-Philippe Dalembert, James Noël et Macenzy Orcel résidant à Paris

- Le comité exécutif du Rectorat de l'UÉH : le Recteur Fritz Deshommes, les vice-recteurs, Jacques Blaise et Hérold Toussaint. Je collabore avec l'UÉH (École Normale Supérieure) depuis le séisme de janvier 2010, ayant obtenu une bourse d'études de 5 ans (BA  + MA) pour accueillir 10 étudiants à l'Université de Varsovie entre 2011 et 2015.

-  Le Professeur Jacky Lumarque, recteur de l'Université Quisqueya.

- Maître Salim Succar, consul honoraire de la Pologne en République d'Haïti

- Mme Agnieszka Pawluk, consul(e) de la République de Pologne à Panama City, chargée des relations consulaires avec la République d'Haïti.

4. Je vais me porter témoin dans les poursuites entamées vis-à-vis de vous en Pologne et à l'étranger.

POUR CE FAIRE, JE VAIS JOINDRE À MES INTERVENTIONS:

- Le contrat rédigé en anglais que vous avez fait signer par les étudiants. Il est scandaleux, voire ignoble - je vous l'attache pour mémoire - car il menace les étudiants de déportation à trois reprises, sans stipuler la moindre obligation d'Ayiti College à leur égard.

- Je vais signaler à mes interlocuteurs que vous n'aviez rien fait jusqu’à présent pour légaliser (notifier) en Pologne leurs diplômes d'études secondaires (Baccalauréat) en Haïti. Vos démarches en ce sens traînent depuis 5 mois à l'ambassade d'Haïti à Berlin, sans aucun résultat. Vous êtes bien au fait que sans légalisation de ces diplômes de baccalauréat en Pologne, les 8 étudiants ne pourront s'inscrire dans aucune École supérieure en Pologne. Vous faites preuve de la sorte d'un manque absolu de professionalisme dont vous vous vantez sur la page web d'Ayiti College, et cela nonobstant la faillite déclarée :

https://www.ayiticollege.edu.ht/schools + https://beta.companieshouse.gov.uk/company/11120853/filing-history

- Je vais expliciter clairement dans quelles conditions ces jeunes bacheliers sont arrivés en Pologne: sauf deux destinés dès le départ à étudier à Vistula Université, les 6 autres devraient être boursiers recrutés et sélectionnés par Victor Profane pour un cours préparatoire en médecine à l'Université Frederico II à Naples en Italie. Ces derniers ont appris seulement dans l'avion entre Santo Domingo et Bruxelles qu'ils allaient en Pologne, en attendant l'inauguration de l'année académique en Italie après le 20 octobre. Vous ne leur avez jamais expliqué la raison pour laquelle ils avaient été déviés vers Varsovie (les études de médecine en Italie coûtent 40 000 dollars par année pour les ressortissants hors de l'Union Européenne).

- Je n'omettrai pas de souligner que vous les avez poussés à étudier à la licence (BAS) dans une petite université provinciale Mazovia, à Siedlce, 40 km de Varsovie, beaucoup moins chère (1.300 euros par année). Une université qui n'offre pas les études de médecine que vous leurs avez promises, et ne délivre pas le diplôme de médecin, mais propose une formation en polonais (!) avec un niveau de connaissance B-1 (hors d'atteinte pour eux en trois mois d'apprentissage que vous leur avez assuré!) ainsi qu'un diplôme de physiothérapeute, infirmier(e) et accoucheur/accoucheuse professionnelle.

Vous avez sanctionné les 6 étudiants, destinés au départ pour études de médecine, lesquels, à la place de Mazovia, ont fait le choix d'étudier l'économie, le finances et le management à Vistula, une université privée de prestige internationale et subventionné partiellement par l'État polonais, comme chaque école supérieure privée en Pologne. Les études y sont plus chères (2.500 euros par année), elles sont de trois années et permettent d'obtenir un diplôme de licence (BA).

- Je n'omettrai pas de mentionner que vous leur avez assuré entre octobre et février un cours d'anglais à raison de 1 (UNE!) heure par semaine, et cela pour qu'ils tentent de passer l'examen d'anglais pour se qualifier en première année à l'Université de Médecine. Marie Sylvie Régine Étienne s'étant informée, a pourtant signalé à Mme Stecher et à vous-même que cet examen comportait des questions en anglais relatives à la chimie, la physique et la botanique, défi que les étudiants sont incapables de relever après les cours d'anglais dans leur lycée en Haïti et une leçon d'anglais par semaine en Pologne. C'est pour cela que les étudiants ont tenu à commencer leur cours préparatoire intensif (tous les jours plusieurs heures d'affilée) d'anglais offert par Vistula (de février au juin), et cela malgré l'obstacle que fut le e-learning (à distance) à cause de COVID-19.

Avez-vous éprouvé de la sollicitude à leur égard ? Étiez-vous un moment intéressé à leur progrès et la qualité de leur encadrement par les professeurs ? À leurs problèmes et à leur succès? Les étudiants me l'auront dit aussitôt car à un moment donné je suis devenu leur dernier recours.   

Cela dit, j'ai du mal à comprendre pourquoi vous vous obstinez tant à refuser à plusieurs d'entre eux l'opportunité d'être formés à et par Vistula, une école supérieure de renommée internationale, puis de l'opportunité de revenir au pays, munis de diplômes et de compétences susceptibles d'être mis à profit dans le domaine de finances, d'administration et de gestion des entreprises en Haïti .

Je vous joins pour rappel et à ce propos un message que vous a adressé le 12 mai dernier Miranda Jennifer Saget (et dont elle m'a envoyé récemment une copie).  Elle vous y fait  part très poliment et avec respect de ses inquiétudes. Qui plus est, cette lettre vous signale en filigrane toutes les inanités, absurdités, manque de professionnalisme voire les inepties de votre agissement à leur égard. Relisez-la point par point, ce sera encore bien instructif pour vous.

- Enfin, je vais mettre au grand jour vos relations avec l'ancien député d'Artibonite, M. Victor Prophane, votre mentor, tutor et sponsor : politicien, devenu récemment le chef du parti Bouclier qui est en train de préparer sa campagne électorale en vue de devenir sénateur. Il avait fait encore en Haïti - lors d'une réunion début octobre dans votre siège, 29, rue Lamarre, à Pétionville - des promesses financières aux étudiants, notamment la prise en charge de leurs frais du cours préparatoire et des études proprement dites de 3 années de licence, même tout dernièrement.

Selon moi, Ayiti College sert de paravent servant aux ambitions politiques de cet ancien député, en vue de redorer son blason de mécène qui, avec ses fonds privés, œuvre « à la formation des jeunes Haïtiens en Europe pour subvenir aux besoins du pays en matière de changements économiques et administratives ».

Je vous attache un mail du 21 avril dernier que m'a confié une des étudiantes, intitulée par moi « Cormier + Profane ». Elle fait preuve de façon incontestable que vous êtes - ainsi que les étudiants que vous pilotez ici -  à la merci de ce politicien. Cette lettre témoigne également de votre pleine dépendance vis-à-vis de ce politicien.

Les étudiants m'ont dit que ce dernier avait couvert les frais de billets d'avion Santo-Domigo-Bruxelles-Varsovie de certains qui sont de Petite-Rivière d'Artibonite (Nelly Guerrier, Stacy Volcy, Stéphanie et Miranda Saget, John Dalton Sinor) mais pas tous, car les parents des autres lui avaient bel et bien remboursé ces frais. C'est le cas de Marie Sylvie Régine Étienne qui est de Gonaïves et de Larissa Fils-Aimé qui est du Cap-Haïtien (billet entièrement payé par sa mère). Ces deux étudiantes me disent que pourtant elles avaient obtenu « une bourse complète » selon les déclarations qu'elles ont entendues de vous-même début octobre au local d'Ayiti College, 29, rue Lamarre.

Par ailleurs, Larissa Fils-Aimé est inscrite comme la seule du groupe en première année de licence en économie et finances à Vistula, ayant très bien réussi le test d'anglais en février.

Je ne sais pas si cela va vous rendre heureux, mais sachez qu'à l'issue des examens de son premier semestre, elle a obtenu les meilleures notes avec mention « excellent »! Sachez également que c'est sa mère qui a versé directement, sans passer par Ayiti College, les frais de 2.500 euros pour la première année d'études. Cela parce que Ayiti College tardait à effectuer ce payement, alors que le délai prenait fin le 15 février. La mère de Larissa sera-t-elle remboursée pour ce sacrifice que Mme Stecher, votre assistante permanente en Pologne, a qualifié d'empressement prématuré? Allez-vous rembourser ces frais encourus par le sacrifice de la famille de Larissa --- une étudiante à laquelle vous avez gracieusement accordé une « bourse complète », vu ses très bons résultats aux examens du baccalauréat.

Vous avez demandé à la mère de Larissa 2.000$ US pour lui acheter un laptop. Elle vous a donné cette somme argent comptant. Vous n'avez jamais acheté ce laptop à Larissa (je lui ai prêté le mien pour lui faciliter les études en Pologne). Allez-vous rembourser 2.000 $ US à la mère de Larissa ?

Mise à part cette ironie amère, j'aurai encore beaucoup de questions sérieuses à vous poser.

J'ai chosi délibérément dans mon mail une démarche qui vous paraîtra le plus probablement infondée, blessante et injuste. Or, je me suis retenu longtemps avant d'intervenir de la sorte aujourd'hui face à la situation des étudiants qui a atteint un point critique.

La situation, vous le redis-je, est devenu dramatique pour 4 étudiants mentionnés. Je ne puis retenir ma colère contre vous. A vous de réagir et d'adopter l'attitude qui sied. Vous êtes Haïtien, les étudiants qui sont (et se sentent) objets/victimes de vos manipulations sont des jeunes citoyens haïtiens.

Je vous fais un dernier appel: acquittez-vous des payements manquants avant le 8 juillet. En sus: remboursez la maman de Larissa pour les frais (2.500 euros) qu'elle a assumés en place et lieu d'AYITI COLLEGE. Larissa n'a pas mérité un tel traitement sans foi ni loi : au contraire, elle méritait une récompense de la part de votre Fondation.

Et last but not least, trois choses encore :

1. Assurez, s'il vous plaît, officiellement les étudiants, en me mettant en copie, que vous vous portez prêt à subvenir à l'avenir à leurs frais d'études, concrètement: 2.500 euros pour chacun des huit par année, pendant les trois années de licence à Vistula. Je vous signale que le premier payement peut être échelonné et divisé en deux tranches de 1.250 euros pour un semestre, si cela vous arrange.

2. Veuillez vous excuser de vos manigances et escroqueries fiancières par une lettre officielle adressée à M. Leonid Markusy, Directeur du Bureau de Recrutement de Vistula que vous connaissez bien.

3. Présentez vos excuses au Chancellier de l'Université Vistula, qui est au fait de vos agissements. Il s'agit du Docteur Zdzisław Rapacki (son e-mail: kanclerz@vistula.edu.pl ). Mettez-moi SVP en copie.

4. Remboursez la mère de Larissa Fils-Aimé 2.500 euros pour frais d'études de sa fille qu'elle a payés et 2.000 $ US que vous avez pris pour acheter un laptop à sa fille.

Un mot de la fin: J'agis pour le bien de « vos » étudiants, sans quelconque intérêt personnel, uniquement au nom de ma solidarité avec... et de mon admiration pour le peuple haïtien qui traverse un des moments le plus tragiques de son histoire.

Respectez ce peuple, respectez vous-même, Monsieur Cormier. Agissez en conséquence.

Veuillez m'excuser cette lettre un peu longuette,

Bien à vous,

Jozef Kwaterko
Auteur


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