L'OPC dénonce auprès du Premier ministre les récents cas de violation des droits humains

Publié le 2020-07-16 | Le Nouvelliste

L'Office de la protection du citoyen (OPC), dans une correspondance adressée au Premier ministre Joseph Jouthe, a dénoncé des cas de violation des droits humains enregistrés durant ces trois dernières semaines dans le pays, particulièrement dans l’aire métropolitaine. Cet organisme d'État a demandé au PM d'agir dans l'intérêt de la population qui est tout le temps victime des actes de violence et de l'insécurité, et contre des groupes armés ayant à leur tête des individus poursuivis par la justice qui continuent à se regrouper en défiant l’autorité de l’Etat et qui créent une véritable psychose de peur au sein des familles haïtiennes.

Parmi les cas de violation de droits rapportés dans cette lettre figurent des actes de brutalités policières dénoncés par des organisations de la société civile lors des deux sit-in organisés devant le ministère de la Justice les 29 juin et 6 juillet derniers ainsi que les violents affrontements entre gangs armés qui font des victimes au sein de la population et les cas d'assassinat qui provoquent l'émoi dans la société. Pour l'OPC, ces «actions sont inacceptables et mettent en péril la stabilité politique, le développement économique et touristique, la sécurité des vies et des biens des gens vivant en Haïti».

L'organisme étatique de promotion des droits humains dit constater une détérioration en matière du respect et de la protection du droit à la vie. Des citoyens et citoyennes sont tombés sous des balles assassines. Les personnes très âgées et les enfants ne sont pas épargnés. «Le dernier cas en date le plus révoltant est celui d’un bébé de huit mois, Merry Djouna Fleurimont, tué par balle dans un quartier de Cité Soleil (Belekou), contrôlé par un chef de gang répondant au nom de Iscar Andrice», avance l'OPC. 

«L’OPC tient à vous rappeler, Monsieur le Premier ministre, que l’exercice des droits civils et politiques est garanti et protégé par la Constitution haïtienne et de nombreux instruments internationaux de protection des droits de l’homme, et vous demande, en votre qualité de chef du Conseil supérieur de la police nationale (CSPN), de passer des instructions aux instances concernées en vue de garantir l’exercice des droits civils politiques et de protéger le droit à la vie des membres de la population», écrit Renand Hédouville.

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