« L’exil vaut le voyage », nous dit Dany Laferrière 

PUBLIÉ 2020-04-20
Après « Autoportrait de Paris avec chat » et « Vers d’autres rives », Dany Laferrière propose aux amis du livre un autre ouvrage écrit à la main, « L’exil vaut le voyage ». Paru aux Éditions Grasset le 18 mars 2020, cette autobiographie dessinée aborde l’exil sous un autre angle. Sous la plume de l’Académicien, ces pérégrinations forcées cessent d’être entièrement lugubres pour devenir des expériences dont on doit profiter de chaque seconde.


Avec son tout dernier roman, « L’exil vaut le voyage », l’écrivain canadien d’origine haïtienne revient sur son expérience personnelle avec l’exil. Journaliste, Windsor Klébert Laferrière, devenu Dany Laferrière, a été contraint de quitter Haïti à l’âge de 23 ans après que son ami eut été tué. Montréal, Paris et Miami, entre autres, ont été des terres d’accueil pour celui qui a été élu au deuxième fauteuil de l’Académie Française en décembre 2013. Et le récit dessiné de 400 pages de textes écrits à la main revisite tout ça.

On y découvre aussi son processus d’adaptation - qu'il illustre dans une vidéo publiée sur la chaîne YouTube de Grasset par le passage de la mangue à la pomme, les lieux qu’il a fréquentés, les auteurs qui ont peuplé son quotidien… L’emphase est mise sur le côté positif de l’expérience. « Ce n’était pas une punition, mais une récréation », affirme l’écrivain qui reconnaît néanmoins que sa perception de ce saut obligé vers l’inconnu aurait pu être différente si à l’époque il avait 50 ans plutôt que 23 et des enfants par exemple.

« L’exil vaut le voyage » sert aussi de vitrines à un certain nombres de personnalités. Ainsi, dans le récit on retrouve des écrivains. Beaucoup d’écrivains. William Faulkner, James Baldwin, Charles Bukowski, Victor Hugo… mais aussi la chanteuse Nina Simone, le peintre Edward Hopper, les hommes politiques Nelson Mandela et Toussaint Louverture dont la lettre que ce dernier avait adressée à Napoléon Bonaparte est publiée dans l’ouvrage.

Et oui, en plein confinement, l'auteur de « L’odeur du café » nous parle de voyage. Voyage forcé, certes. Mais toujours synonyme d’opportunité en or de se frotter à d’autres cultures, de découvrir d’autres lieux, de faire de nouvelles rencontres… La version électronique de « L’exil vaut le voyage » est disponible sur Amazon au prix de 18,99 euros. Vous pouvez aussi la précommander sur Apple Books pour le prix de 19.99 dollars en attendant qu’elle soit disponible ce 22 avril.


 



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