Insalubrité dans les centres d’établissements scolaires publics en Haïti : le cas du Lycée Fritz Pierre Louis

Publié le 2020-03-11 | Le Nouvelliste

L’insalubrité est l’ensemble des déchets dissimulés dans la nature qui ont des impacts négatifs sur la santé et l’environnement. Qu'en est-il de la gestion de ces déchets dans les écoles haïtiennes ? En Haïti, les centres d’établissements scolaires font face à un problème d’insalubrité. Ce qui n’est pas sans conséquence sur la santé des élèves, des professeurs, des membres du corps administratif qui fréquentent ces endroits. Aussi cette situation affecte-t-elle négativement  l’environnement scolaire. Faut-il préciser qu’un apprentissage qui se fait dans un environnement sain est une garantie pour la santé et accroit positivement le rendement scolaire des élèves. Ce qui représente une belle opportunité pour l’avenir du  pays. Le pays a besoin d'une ressource humaine qualifiée, compétente et en bonne santé.

On constate qu’aucun programme de sensibilisation à la question n’est mis en place dans les écoles nationales et lycées de la République. Pire, aucune politique publique de gestion des déchets n’est mise en place ni par les responsables des établissements scolaires ni par les autorités locales et nationales pour résoudre ce problème. La santé des élèves, des enseignants et responsables de nos centres d’établissements scolaires ne devait-elle pas être protégé ? Chaque année, les responsables au niveau du ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle ne font que déplorer le faible pourcentage de réussite scolaire sans tenir compte de la question sanitaire, de l’environnement d’apprentissage dans ce faible taux de réussite. La résolution du problème de l’insalubrité et la dégradation de l’environnement des centres d’établissements publics ne participera-t-elle pas à l’augmentation de la réussite scolaire des élèves ? Pourquoi les autorités de l’État se moquent de ce problème ?

À notre avis trois raisons nous poussent à réaliser cette réflexion sur la question de l’insalubrité :

Premièrement, le constat que les centres  d’établissements scolaires publics du pays font face à des problèmes d’hygiène. Les déchets de toutes sortes jonchent les cours et les salles de classe surtout pendant et après les heures des récréations. Les latrines sont en mauvais état et l’eau n’est pas toujours disponible. Il y a un manque de débat dans la société sur cette problématique.

Deuxièmement, nous pensons que le processus de conscientisation sur cette question doit être commencé par le bas avec les enfants. En effet, nous considérons que l’enfance est le meilleur moment pour appréhender des comportements hygiéniques. Ce que les enfants apprennent a de fortes chances d’être appliqué dans le reste de leur vie. Ils veilleront sûrement à leur propre santé et à celle des autres.

Troisièmement, il nous faut un changement de comportement. L’école constitue un lieu d’apprentissage stimulant et un milieu propice au changement de comportement. Elle peut être considérée comme le lieu de sensibilisation et de conscientisation sur le respect des principes d’hygiène. Faut-il rappeler que « l’hygiène est un ensemble de principes et de pratiques individuelles ou collectives qui visent à conserver non seulement les personnes en bonne santé, mais aussi le cadre de vie sain »[1]. Cela dit, le respect de ces principes peut améliorer les conditions de vie de l’homme.

Cela dit, nous cherchons à éveiller la conscience citoyenne des élèves, des enseignants, des responsables des centres d’établissements scolaires publics et les autorités de l’État notamment : le ministère de  l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP), le ministère de la Santé publique et de la Population (MSPP) et le Ministère de l’Environnement (ME) sur les mauvaises conditions sanitaires de nos centres d’établissements scolaires publics du pays. De ce fait, nous avons considéré (entre autres) le cas du lycée Fritz Pierre Louis (LFPL) de Port-au-Prince.

Le problème de l’insalubrité au lycée Fritz Pierre Louis (LFPL) de Port-au-Prince

D’abord faut-il préciser que le lycée Fritz Pierre Louis est situé dans l’une des zones les plus fréquentées et les plus sales de la région métropolitaine. Il est délimité au nord par le garage du Palais national, au Sud par l’Hôpital de l’Université d’État d’Haïti (HUEH) qui a juste en face un espace de déchets à ciel ouvert, à l’est par un ancien espace des forces armées d’Haïti qui abrite une partie de l’Hôpital de l’Université d’État d’Haïti et qui a aussi un espace de déchets à ciel ouvert, et à l’ouest par un terrain utilisé comme lieu de décharge des déchets et comme espace de défécation à ciel ouvert par des marchands situés dans le périmètre du lycée non loin de l’Ecole normale supérieure.

Au lycée Fritz Pierre Louis (LFPL), la présence ou l’existence des déchets se manifeste sous plusieurs formes : sachets d’eau, bidons plastiques de toutes sortes de boisons gazeuses, sachets « pate kòde », papiers surette, bonbon etc. Ces différentes formes de déchets, on les retrouve à tous les coins et recoins des salles de classe et dans la cour de recréation de l’établissement.

Aussi l’absence très souvent de l’eau pour l’évacuation des défécations arrosées d’urines complique-t-elle le travail des responsables des toilettes. Souvent, les élèves ne trouvent pas d’eau pour se laver les mains après être sortis des latrines. Faut-il préciser que le lycée travail à double vacation (AM, PM) et fonctionne dans des éternels abris provisoires. Il abrite aussi une école nationale. Ce qui complique davantage sa situation sanitaire. Quand les toilettes sont remplies, les élèves qui ne peuvent plus se retenir urinent à mệme le sol, à tous les coins et recoins. Les odeurs pestilentielles y dégagent. Après le renvoi, nous pouvons constater sous les bancs toutes sortes de déchets laissés par les élèves. 

De plus, les murs des salles de classe sont en mauvais état et sont remplis de toutes sortes de slogans de graffitis etc. Les salles de classe sont mal structurées et mal gérées. Elles font face à un problème de mauvaise gestion des déchets qui représente un grave problème de santé publique. Il est indéniable que l’insuffisance de conditions d’hygiène et d’assainissement influent sur l’état de santé des élèves mais entretient aussi la pollution de l’environnement. Le faible niveau d’adoption de comportements et pratiques d’hygiène appropriés par les élèves favorise les maladies liées à l’eau et surtout à l’insalubrité du milieu.

Pratiquement tous les lycées et écoles nationales du pays connaissent la mệme situation de crise sanitaire. Ils sont presque tous concentrer dans les grandes villes du pays. Toutes les grandes villes du pays font face à cette crise de l’insalubrité. En effet, la pollution et l’insalubrité constituent les principales caractéristiques des villes haïtiennes. Les autorités locales et nationales n’ont pas véritablement mis en place de politique publique de gestion des déchets qui jonchent nos rues. Ce qui constitue un véritable problème de santé publique dans le pays. Les enfants qui fréquentent nos établissements scolaires ne cessent d’être victimes de cette situation catastrophique.

Dans une interview à « Priorité Santé » de la Radio France Internationale (RFI), reprise par le journal « Le Nouvelliste », le docteur Jean Hugues HENRYS a déclaré que : « À cause de l’insalubrité en Haïti les infections respiratoires et cutanées, les maladies diarrhéiques et d’autres pathologies graves font des dégâts dans le pays. Les enfants sont le groupe les plus touchés »[2].  Ce qui constitue une violation de leur droit à la vie, à la santé et de vivre dans un environnement sain.  

Insalubrité des établissements scolaires publics : une violation des droits de l’homme

Le fait que l’insalubrité attaque la santé, l’environnement et a des effets sur l’apprentissage des élèves, elle constitue une violation des droits fondamentaux de l’homme au regard de la déclaration universelle des droits de l’homme des Nations unies (NU), de la déclaration interaméricaine des droits de l’homme de l’Organisation des États américains (OEA), de la Constitution haïtienne de 1987 amendée  et les lois haïtiennes. Selon « Défenseurs Plus » cité par « rezonodwès »[3], l’insalubrité environnementale représente une véritable menace à la santé publique, une violation du droit à la vie et à un environnement sain.  

En effet, l’insalubrité est l’une des causes des accidents vasculaires cérébraux, des cardiopathies, des cancers et des maladies respiratoires chroniques d’après un rapport de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) publié en mars 2016 et qui s’intitule : « Prévenir les maladies grâce à un environnement sain : une estimation de la charge de morbidité  imputable à l’environnement ». Selon ce rapport, 12,6 millions de personnes sont décédées à travers le monde en 2012 du fait d’avoir vécu ou travaillé dans un environnement insalubre.

En Haïti, il existe des institutions qui sont chargées de répondre à cette responsabilité. On peut citer : le Ministère de l’Environnement (ME) ; le Ministère de la Santé publique et de la Population (MSPP) ; le Service national de gestion des résidus solides (SNGRS)  et les mairies. Il n’empêche pas les villes et les institutions publiques comme les lycées et les écoles nationales de patauger dans l’insalubrité.

Et, comme étant le premier peuple noir qui a su donner le ton dans le champ des droits humains par son indépendance, en ébranlant l’ordre mondial pour promouvoir le respect et la dignité de l’être humain, Haïti est actuellement compromis du fait de l’insouciance des élites dirigeantes qui s’entêtent à maintenir l’inégalité. Certains droits, comme le droit à l’éducation, à un logement décent, à une alimentation équilibrée et à un environnement sain restent un rêve pour le peuple qui mène une vie dans la vulnérabilité et la précarité la plus totale, insiste Rezonodwès. Ce problème  n’affecte pas seulement les centres d’établissements scolaires du pays mais aussi toutes les villes.

Insalubrité : un problème majeur en Haïti

L’insalubrité est un problème majeur que le pays, notamment la zone métropolitaine, fait face durant ces 40 dernières années. Dans un  article de « Alterpresse »[4], du dimanche 13 mai 2018, Nanci ROC insiste sur le fait que,  depuis plus de 30 ans, la gestion des déchets demeure un casse-tête en Haïti. Quelques gouttes de pluies pour que les rues de la capitale comme d’autres villes de province se transforment en gigantesques cloaques d’eaux usées, d’immondices et de toutes sortes de déchets nauséabonds et malsains. Entre la démission des autorités de l’État et le manque de civisme des citoyens, Port-au-Prince vient d’être classée la ville la plus salle du monde. Comment les Haïtiens peuvent-ils vivre ainsi et que faire pour arrêter cette gangrène ?  Dans cet article, Nanci ROC met l’accent sur l’accroissement de la population et l’absence de politique publique d’aménagement du territoire dans l’aggravation de la crise de l’insalubrité dans les grandes villes haïtiennes, en particulier dans la capitale.

Dans un autre article d'Alterpresse de la mệme rubrique, Nanci ROC tire la sonnette d’alarme en disant : « Bientôt Port-au-Prince aura 5 millions d’habitants en 2030. Elle rappelle que cette ville est non gérée et croule sous les détritus et on se demande comment sortir de ce gigantesque cloaque.[5] »

La gestion des déchets reste problématique en Haïti. L’insalubrité de nos rues à Port-au-Prince ou dans les villes de province le prouve. Les autorités centrales comme les autorités locales sont dépassées par les événements. Les grandes villes où il y a de fortes concentrations de populations sont les plus touchées  par ce problème. On peut en déduire que l’insalubrité de nos villes, en particulier la zone métropolitaine de Port-au-Prince, est la conséquence d’un ensemble de problèmes (environnementaux et d’urbanisation) que le pays n’arrive pas à résoudre. Mais les centres d’établissements scolaires publics d’Haïti sont-ils les seuls qui connaissent ces problèmes ? Comment est la situation dans des centres d’établissements scolaires publics situés dans d’autres villes des pays sous-développés comme Haïti ?

L’insalubrité dans les centres d’établissements scolaires publics des pays du Sud

L’insalubrité figure parmi les problèmes environnementaux  majeurs qui rongent les pays pauvres,  sous-développés appelés pays du Sud. On les appelle ainsi, parce qu’ils sont tous situés dans l’hémisphère Sud. Haïti, en tant que pays sous-développé, d’ailleurs le seul dans le continent américain  n’échappe pas à ces problèmes. Les villes qui se retrouvent dans ces pays font face à toutes sortes de crises, notamment celui de l’insalubrité. Ce qui constitue un véritable problème de santé publique. Quelle est donc la situation des établissements scolaires situés dans les grandes villes de ces pays ? Nous avons considéré deux villes situées en Afrique pour montrer que les établissements scolaires de ces pays du Sud sous-développés font aussi face à ce mệme problème.

Selon Donald NTSEBE ONONO MINKO, la situation hygiénique dans les établissements scolaires de « Libreville », la capitale du Gabon est catastrophique. Faut-il rappeler que Gabon est un pays sous-développé situé dans l’hémisphère Sud. Donald propose une éducation à la citoyenneté en classe de cinquième pour sensibiliser les élèves au respect des principes d’hygiène.

Ce mệme constat est fait dans les établissements scolaires de la ville de « Porto-Novo » par MONNOU[6] sur la situation sanitaire des écoles. Selon lui, la plupart des établissements secondaires de la ville de Porto-Novo vivent des problèmes environnementaux énormes. Ceux qui se font parler d’eux le plus facilement possible sont ceux relatifs à l’hygiène et à l’assainissement. La présence des déchets se manifeste sous plusieurs formes dans les établissements de la ville.

En effet, la quasi-totalité des établissements secondaires de « Porto-Novo » offre à leur entrée un aspect propre, accueillant et attrayant. Une simple visite de l’espace scolaire permettre de se rendre compte de l’existence de tas d’immondices dont la typologie des déchets ne peut se faire qu’à tête reposée. Ces tas de déchets sont dissimulés pour la plupart du temps dans les coins et les recoins de la cours de l’établissement et surtout dans les arrières-cours des salles de classe, les dessous des escaliers ne sont pas épargnés.

Partout où elle existe, l’insalubrité constitue un problème majeur pour la santé et l’environnement. Elle constitue un problème de premier ordre. Le négliger est une violation du droit à la santé et a un environnement sain que tout homme, quel que soit sa race, doit avoir. En Haïti, comme partout dans les pays du Sud, les principes d’hygiènes ne sont pas tout à fait respectés. Mệme les centres d’enseignements scolaires ne sont pas épargnés par la question de l’insalubrité. Une question qui est si préoccupante qu’elle mérite des interventions d’urgence. Nécessairement un changement de comportement droit être opérer dans la société. La société haïtienne croule sous les déchets.  Cependant, cela doit d’abord démarrer dans nos centres d’établissements scolaires pour ensuite atteindre toute la société.

Une conscientisation des élèves sur les conséquences de ce phénomène sur la santé et l’environnement doit être réalisé. Cela permettra une amélioration de la situation de l’insalubrité voir mệme un changement de comportement vis-à-vis de l’environnement. Sensibiliser les jeunes écoliers et écolières sur les bienfaits du respect des principes d’hygiène provoquera sans nul doute ce changement de comportement tant espéré.   

Pierre Rousseau JEUDI

Sociologue, mémorant en droit,

Etudiant en maîtrise en histoire, mémoire et patrimoine à IERAH / ISERESS

Professeur d’histoire et d’éducation à la citoyenneté

E-Mail : pierrerousseaujeudi82@gmail.com

Tel : 36928729/32380658

                                                               

Référence Bibliographie

Alterpresse, « Haïti-Insalubrité : Au pays des cloaques », du dimanche 13 Mai 2018. https://www.alterpresse.org

Alterpresse, « Haïti-Insalubrité : les citoyens et les fatras quelle responsabilité ? », du Mercredi 30 Mai 2018

 MONNOU G. Hermann et al. « L’insalubrité en milieu scolaire a Porto-Novo », Porto-Novo, Mai 2008. www.afrique-gouvernance.net

Ministère de l’Education Nationale, 2008, « l’hygiène et la santé dans les écoles primaires », Paris, CNDP, Coll « Repère », p.4.

 NTSEBE ONONO MINKO, Donald. « L’hygiène dans les établissements secondaires de Libreville. Application d’une leçon d’Education à la Citoyenneté en classe de cinquième», juin 2012. https://www.memoireoneline.com

Le Nouvelliste, « Insalubrité en Haïti : les infections respiratoires et cutanées font des dégâts dans le pays », le 21 février 2019. https://lenouvelliste.com.article

Rezonodwes,  « L’insalubrité en Haïti, une menace au droit à la vie », le 31 mars 2019.  https://rezonodwes.com

[1] Ministère de l’Éducation Nationale, 2008, « L’hygiène et la santé dans les écoles primaires », Paris, CNDP, Coll « Repère », p.4. Cité par NTSEBE ONONO MINKO, Donald. « L’hygiène dans les établissements secondaires de Libreville. Application d’une leçon d’éducation à la citoyenneté en classe de cinquième», juin 2012. https://www.memoireoneline.com

[2] Le Nouvelliste, « Insalubrité en Haïti: les infections respiratoires et cutanées font des dégâts dans le pays », le 21 février 2019. https://lenouvelliste.com.article

[3]Rezonodwes,  « L’insalubrité en Haïti, une menace au droit à la vie », le 31 mars 2019.  https://rezonodwes.com

[4] Alterpresse, « Haïti-Insalubrité : Au pays des cloaques », dimanche 13 mai 2018. https://www.alterpresse.org

[5] Alterpresse, « Haïti-Insalubrité : les citoyens et les fatras quelle responsabilité ? », Mercredi 30 mai 2018

[6] MONNOU G. Hermann et al. « L’insalubrité en milieu scolaire à Porto-Novo », Porto-Novo, mai 2008. www.afrique-gouvernance.net

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