Manifestations en cascade depuis la suspension des élections municipales en République dominicaine

Publié le 2020-02-21 | Le Nouvelliste

La mobilisation ne faiblit pas en République dominicaine depuis la suspension des élections municipales du 16 février dernier en raison d'une faille enregistrée dans les machines devant servir au vote électronique dans 18 municipalités. Les manifestations ont démarré spontanément suite à l'annonce de la suspension du scrutin pour atteindre leur sixième journée ce vendredi 21 février, rapporte Listin Diario. Les manifestants ont choisi la Plaza de la Bandera, qui se situe en face des locaux de la Commission électorale dominicaine (JCE, en espagnol), comme lieu de protestation où, comme le souligne le quotidien dominicain, a été enregistré jeudi soir la plus forte affluence depuis le lancement de cette mobilisation.

En réaction à ce mouvement citoyen, le président de la JCE, Julio César Castaños Guzmán, a fait part de son intention de recevoir les manifestants afin de s'enquérir de leurs revendiquations. Ce dernier a également annoncé la mise à pied de Miguel Ángel García en tant que directeur informatique de l'institution électorale.

Le président de la JCE a indiqué qu'il s'agissait d'une mesure conservatoire et qu'elle n'avait été sollicitée par aucun parti politique. Castaños Guzmán a également déclaré que l'enquête internationale sur le sabotage des élections commencerait la semaine prochaine.

Le secrétariat général de l'Organisation des États américains (OEA), Luis Almagro, a annoncé ce vendredi qu'il avait accepté la demande formulée par Julio Cesar Castaños Guzmán, au nom de la JCE, de procéder à un audit du système de vote automatisé dominicain.

L'OEA a fait savoir que la suspension des élections le 16 février était due à des problèmes techniques insurmontables qui étaient accompagnés d'une «planification notoirement insuffisante».

Pour sa part, l'ancien président Leonel Fernández et le président des Forces populaires, le parti politique dont il défendra les couleurs lors de la présidentielle du 17 mai prochain, ont réagi à la décision du gouvernement de retirer du parquet les enquêtes sur les situations qui ont entraîné la suspension des élections municipales du dimanche 16 février dernier.

«En raison de la pression populaire, le gouvernement est contraint d'abandonner sa stratégie de distraction face à l'échec de la tentative de fraude aux élections municipales. La fausse enquête et la tromperie du ministère public et de la police nationale ont été vaincues », a tweeté Leonel Fernández.

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