La FENAMH demande aux autorités d’assurer la sécurité de Rony Colin

Publié le 2020-02-06 | lenouvelliste.com

Après que la mairie de Croix-des-Bouquets avait été vandalisée par des individus armés le lundi 3 février en cours, le maire principal, Rony Colin, et ses assesseurs ont annoncé avoir repris le contrôle des locaux de l’hôtel de ville. Vu le contexte délétère, la Fédération nationale des maires d’Haïti (FENAMH) exige des autorités une protection particulière pour les trois membres du conseil municipal de Croix-des-Bouquets et leur famille.

 La FENAMH dit condamner avec la dernière rigueur les actes de vandalisme perpétrés contre les locaux de la mairie de Croix-des-Bouquets par des individus malintentionnés, mettant en danger la vie des membres du conseil municipal, celle des employés et des citoyens de la commune. « La FENAMH demande aux autorités judicaires […] de poursuivre, juger et punir les coupables de ces actes répréhensibles qui provoquent une discontinuité du service public local », peut-on lire dans ce communiqué signé du président, le maire de Carrefour, Jude Édouard Pierre.   

Pour le conseil municipal de Croix-des-Bouquets, tous ces évènements se sont déroulés dans l'indifférence et la passivité totale des autorités policières. Dans une note de presse autour de l'incident, le maire principal de la Croix-des-Bouquets, Rony Colin, accuse un gang dénommé "Chiens méchants'' à la solde d'un certain Bob Anel d'être responsable de l'attaque contre les locaux de la mairie. Pourtant Bob Anel cité en correctionel pour une attaque présumé contre les locaux de la Radio-Télé Zenith était attendu au tribunal le jour de l'incident. L'audience a été reportée à la huitaine à cause de l'absence du ministère public. 

La Fondasyon Je Klere (FJKL) dans son dernier rapport a aussi souligné que la mairie de la Croix-des-Bouquets se trouve à trois minutes de marche du commissariat de la police qui n’a pas levé le petit droit pour protéger ce bâtiment public. « Les policiers ont abandonné les rues pendant ces attaques des bandits armés comme si ces derniers avaient le feu vert des forces de l’ordre pour opérer », a avancé la FJKL. 

Pour rassurer les employés et surtout les contribuables, les trois maires ont fait savoir que des dispositions seront prises en vue de renforcer la sécurité à la mairie. Une  action en justice sera intentée contre les auteurs et complices de cette attaque armée, assure-t-il. En attendant, ils demandent aux autorités policières et judiciaires d'assumer leurs responsabilités en mettant ces « malfrats » hors d’état de nuire.



Réagir à cet article