Quisqueya séduit par Jazmin Ghent et son groupe

PUBLIÉ 2020-01-27


Âme bien née, Jazmin Ghent, sans le nombre des années, a montré toute sa valeur en mettant le public de Quisqueya à ses pieds. Vendredi 24 janvier 2020, sous les étoiles du Festival international de jazz de Port-au-Prince, la saxophoniste américaine de 26 ans et son groupe n’ont pas eu besoin de trop pour délivrer une performance de très bonne facture. 

L’on comprend bien vite qu’elle soit l’une des artistes du smooth jazz et du gospel les plus populaires aux États-Unis. Que « Heat », un de ses titres, ait pu demeurer en tête dans les charts Airplay et Billboard pendant plus de 20 semaines. Tout comme elle ait pu rafler tout juste en 2019 le prestigieux NAACP IMAGE AWARD grâce à son album « The story of Jaz ». C’est que Jazmin Deborah Ghent manie le sax avec dextérité. Et cerise sur le gâteau, entre ses quatre musiciens et elle, règnent une complicité et une harmonie sans faille.

A chaque nouvelle interprétation, l’artiste qui a eu le privilège de jouer avec le chanteur et guitariste Keith Urban, nous sert une introduction. Une histoire. Un pan d’intimité. A l’instar de ce moment où elle a tenu à rappeler que jouer du saxophone n’a pas toujours été son activité favorite. Sous l’insistance de sa mère, présente ce soir aux premiers rangs, l’auteure de « Compared to what » a finalement cédé. 

Avec Jazmin, c’était aussi un voyage dans le temps. 1967. Une communion avec la reine du Soul Aretha Franklin. « You make me feel like », vu sous la musique de Ghent et co, c’était tout carrément époustouflant. Ce n’est pas pour rien que ce classique a arraché dès les premières notes, des chauds applaudissements. Cette fois la soirée allait crescendo. « No woman no cry » puis « Stir it up » de Bob Marley n’ont fait que jeter de l’huile sur le feu. Et c’est peu dire. Pas de meilleur moyen pour faire ses adieux à un public tous âges confondus déjà conquis. 



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