Et s’en vient le Festival Film Mobile

PUBLIÉ 2019-11-06


1 500 dollars comme premier prix et des Masterclass avec des grands maîtres du monde de l’audiovisuel, c’est, entre autres, ce dont bénéficieront celles et ceux qui tenteront leur chance à la toute première édition du Festival Film Mobile prévue pour les 7 et 8 décembre 2019. Les intéressés peuvent faire parvenir leur documentaire de 3 à 5 minutes se rapportant plus ou moins au changement social via un formulaire se retrouvant sur le compte Facebook du festival jusqu’au 22 novembre.

C’est au constat que le documentaire est un outil clé pour déclencher un changement dans la société que Patricia Jean a eu l’idée d’un festival tout dédié à cette branche de l'audiovisuel. La dame, qui a entre autres bagages professionnels la gestion, déclare : « Le documentaire nous permet justement d’inviter le téléspectateur à découvrir notre pensée. Elle fait appel à la technique mais surtout à notre créativité dans la façon de faire ce partage. Notre interlocutrice, qui confie n’être qu’une matrice de ce genre, n’est pas du tout à sa première fois en tant qu’organisatrice de festivals de ce type. À Montréal, elle a initié pendant trois ans un festival sur la diversité qui est très prégnante dans une société comme celle du Québec. « Ici, dit-elle, on parle toujours de changement. C’est toujours les mêmes têtes qui en parlent dans les médias. J’ai voulu proposer à des gens de tous les milieux de pouvoir élaborer sur ce thème qui nous concerne tous. » La question qui doit tarauder plus d’un jusque-là est de savoir pourquoi le téléphone portable. Parce que selon Patricia, ils sont munis pour la plupart de caméras de bonne qualité qui se retrouvent justement dans toutes les mains. L'organisatrice rend grâce au passage à la démocratisation de cet outil dont plus personne ne peut se passer. Madame estime qu’il existe pas moins de 15 festivals de ce goût-là à travers le monde. « Haïti, s’exclame-t-elle, n’a pas à attendre qu’il y ait une centaine de films pour monter dans le bateau. » Festival Film Mobile, qui bénéficie du soutien financier de l’ambassade des USA en Haïti, s’adresse donc à des amateurs. Les documentaires, devant durer entre 3 et 7 minutes, ne doivent pas été conçus en dehors du cadre du festival. C'est-à-dire qu'on ne peut pas envoyer un documentaire réalisé avant. Élaborer autour du changement social est une bonne idée mais n’est pas obligatoire. Toutefois, quel que soit le thème choisi, il faut éviter d’avoir des images d’incitation à la haine et à la violence, de nudité, de pornographie. Les injures sont à bannir et surtout il faut filmer la réalité. La fiction ne sera pas acceptée. Les inscriptions, qui ont commencé le 1er novembre, se boucleront le 22. Pour s’inscrire, c’est facile : il suffit de chercher sur Facebook le compte du festival, Festival Film Mobile Haïti. En plus de fournir des renseignements personnels, vous pouvez télécharger la vidéo via le formulaire ou partager le lien vers l’espace où vous aviez pu le télécharger en ligne au préalable. Les prix à gagner sont de 1 500 dollars pour le premier, qui est celui du jury qui comprendra tant des professionnels de différents champs mais aussi des spécialistes du monde audiovisuel ; 1 000 dollars pour le deuxième, qui est celui du public qui sera présent le 8 décembre à l’espace qui sera indiqué sous peu ; et 500 dollars pour le troisième qui sera désigné par le nombre de "like" qui seront obtenus au cours du live où on diffusera les documentaires retenus. La veille, soit le 7 décembre, ceux dont les documentaires seront retenus pourront participer à des masterclass qui leur sont destinés et qui seront animés par des grands maîtres du monde de l’audiovisuel. Tout le monde peut participer, selon Patricia, qui a voulu encourager vivement les femmes à s’exprimer via ce festival. « À ce jour, la plupart des gens qui m’ont contactée sont des hommes. Moi, je veux que les femmes puissent profiter pour raconter leur rapport au monde. Il faut qu’elles aient leur mot à dire dans cette activité qui fait la promotion de la diversité des points de vue », souligne-t-elle. Patricia encourage vivement ceux et celles qui liront cet article à profiter de cette crise qui prévaut dans le pays pour mettre en avant leur créativité et surtout faire part au monde entier de leur vision d’une autre société.



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