Saccage et incendie de la mairie de Gressier : la commune sous le choc

Des individus malintentionnés ont saccagé dans l’après-midi du jeudi 17 octobre 2019 plusieurs bureaux de la mairie de Gressier et jeté sur la chaussée les documents trouvés à l’intérieur avant de mettre le feu au bureau de la mairie et incendier cinq véhicules garés dans la cour sous les yeux impuissants du maire principal, Hilaire Jean Joseph. Il s’agit d’un acte criminel, selon l'édile de la municipalité.

Publié le 2019-10-18 | lenouvelliste.com

Très tôt dans la matinée du vendredi 18 octobre 2019, Le Nouvelliste a rencontré le maire de Gressier, Jean Joseph Hilaire autour de l’incendie. Le premier citoyen de la commune a confié que le sinistre est d’origine criminelle. L’acte a été commis par des individus munis de bidon d’essence et de briquet ainsi que d’armes blanches. Encore sous le choc, l'édile de Gressier slalome entre les cendres pour dresser l’inventaire des dégâts. Cinq véhicules garés dans la cour dont les deux bennes à ordures et celui du maire ont été incendiés. Les malfrats ont saccagé plusieurs bureaux et éparpillé sur la nationale # 2, des documents retrouvés à l’intérieur du bâtiment. Selon lui, malgré les efforts de certains riverains qui ont lutté pendant des heures pour circonscrire le sinistre, l’édifice et le matériel ont été ravagés par les flammes.

« J’étais à mon bureau à la mairie quand des individus non identifiés ont fait irruption dans les locaux de l’institution. Ayant vu leur intention, j’ai fait appel aux autorités policières qui m’ont demandé de quitter illico l’espace pour me rendre au commissariat afin de me protéger. Ces dernières n’ont rien fait pour empêcher les bandits d'accomplir leur forfait. Un sentiment de désespoir et d’incompréhension m’a saisi. 24 heures plus tôt, c’était mon bureau. Il est quand même dramatique de s’attaquer ainsi à la maison de la République à un moment où les 102 employés de la mairie ont 12 mois d’arriérés de salaire », s’indigne l’édile, ajoutant que cela ne devrait pas être possible vu que  l’administration communale se situe quasiment en face du commissariat de Gressier.

Mécontent, Jean Joseph Hilaire, estime que cet acte est commandité par des autorités politiques, dont un parlementaire qui ont offert 2 millions de gourdes pour réaliser ce forfait. « Sachant que mon cartel est en fin de mandat certains adversaires ont déjà monté le leur pour devenir des agents intérimaires. « Les deux camions compressifs incendiés ont subis plusieurs attaques ces dernières semaines à Grande-Saline (quartier de Lambi) contrôlée par le parlementaire Nenèl Cassy», précise-t-il tout en  condamnant avec la plus grande fermeté cet acte malveillant mais également la passivité des policiers. Le Nouvelliste a tenté en vain de rencontrer des autorités policières du commissariat de Gressier afin de recueillir leur version des faits.

Même stupeur du côté des administrés. « Toutes les photos, les documents administratifs les meubles : on a perdu en majeure partie la mémoire collective de la commune! Il n’y a pas d’argent à prendre, il n’y a pas de conflit ici et personne n’en veut au maire, bien au contraire », a lancé, quasiment en chœur, un groupe d’habitants massé dans la cour de l’administration communale. 

Reeky Louis, un citoyen très impliqué à Gressier, dit avoir été surpris en apprenant la nouvelle.  « Je suis très surpris car il n’existe aucun problème particulier à Gressier qui est une zone paisible, en tout cas rien qui ne pourrait justifier ce type d’action », s'étonne-t-il.



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