Lídia Soares, une artiste habitée par ses origines

Grâce à son art, Lídia Soares a pu voyager à travers l’immense Brésil et jusqu’à chez nous dans le cadre de la 4e édition du Festival graffiti. Elle a réussi à planter son étendard dans la très cosmopolite Rio, pourtant l’artiste de 33 ans assume toujours ses origines de fille pauvre, noire de Belo Horizonte. Elle proclame aussi sa reconnaissance envers l’art qui, selon elle, transcende et sauve. Découvrez ci-après notre entretien enrichissant avec une femme à la fois ouverte sur le monde et habitée par ses origines.

Propos recueillis par Chancy Victorin
16 oct. 2019 — Lecture : 3 min.

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Je suis Lídia Soares, une femme noire née dans les faubourgs de Belo Horizonte. J’adore dessiner depuis que je suis gamine. À l’adolescence j’ai découvert le graffiti et sa panoplie, j’ai donc utilisé le Tag Viber pour imposer mon nom dans les rues. J’ai trouvé dans le graffiti une liberté comme nulle part ailleurs. Et je vous le jure, ce n’était pas facile ni simple au début pour une femme de peindre dans les rues, mais avec persistance nous avons pu nous rendre où nous voulons. Aujourd’hui,

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