Rencontre avec le nouveau recteur de l'Université Quisqueya (Uniq) Jacques Edouard Alexis

Il n'étale pas ses performances et, lui qui a le sens de la répartie, enseigne avec naturel à ses visiteurs - très nombreux comme d'habitude - qu'il ne faut tabler que sur le travail, le souci de l'autre, l'attachement à l'éthique et l'entrain, surtout en matière éducative. Derrière le miroir, derrière ce rude travailleur décidé à servir son pays, combatif et efficace, on trouve un savant mélange de rigueur et de perspicacité, un cadre totalement fidèle à ses humbles origines comme à ses idées progressistes. Le temps n'a pas effacé sa mémoire. Sans désemparer, il aborde avec nous des problèmes essentiels relatifs à l'enseignement supérieur en Haïti. Situation on ne plus inquiétante. Il n'y a point de complaisance ni de condamnation individuelle mais la recherche de l'excellence. Esprit fort, lucide, dénué de passion clanique, il se veut l'écho des préoccupations programmatiques et collectives de son temps.

(Propos recueillis par Pierre-Raymond DUMAS)
19 sept. 2005 — Lecture : 10 min.
Pierre-Raymond DUMAS - On ne vous a pas quasiment entendu depuis votre départ de la Primature en qualité de Premier Ministre. Maintenant vous vous mettez sous les feux de la rampe avec votre désignation comme Recteur par le Haut Conseil de l'Université Quisqueya (UniQ). Que faisiez-vous à partir de mars 2001. Jacques-Edouard ALEXIS - Permettez-moi de remercier tout d'abord le quotidien « le Nouvelliste » pour l'attention qu'il m'a toujours accordée, particulièrement en ce qui concerne mon parcours professionnel. Vous avez bien raison, je n

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