Nou pap dòmi : « C’est aux Haïtiens de trouver une solution à la crise »

Eu égard à la situation de crise à laquelle le pays est confronté en ce moment, les Petrochallengers du regroupement « Nou pap dòmi » plaident en faveur des solutions qui proviennent  des Haïtiens eux-mêmes. Ils demandent alors aux différents acteurs internationaux de jouer leur rôle d’observateurs et de supporter les solutions haïtiennes.

Publié le 2019-10-03 | lenouvelliste.com

Les Petrochallengers de la structure  « Nou pap dòmi » ont  donné une conférence de presse, jeudi 3 octobre 2019, au restaurant Yanvalou, pour se positionner sur la crise actuelle. Dans la pléiade des propositions disposées sur la table, ils soutiennent que les solutions soient issues des acteurs nationaux. « Core Group, OEA, FMI, UE, ONU doivent jouer leur rôle d’observateurs et supporter les décisions haïtiennes », demandent-ils.  

« Nou pap dòmi » demande aux acteurs d’engager des initiatives qui reflètent les revendications de la société qui entend rompre avec les pratiques politiques traditionnelles. Elles doivent donc être transparentes, participatives et doivent respecter les principes et éthiques républicains et démocratiques. Les petrochallengers invitent alors les acteurs à trouver un « accord » pour élaborer « un cahier de doléances » devant servir à résoudre les différents problèmes de « justice sociale » posés dans le cadre des émeutes enregistrées les 6 et 7 juillet 2018 ainsi que  de « corruption et impunité » dénoncées depuis le 14 août de la même année (lancement du mouvement Petrochallenge).  

Dans le cadre des discussions engagées pour trouver des solutions à la crise, les Petrochallengers entendent revenir sur un document public dans lequel ils proposent les 4R (Rupture, Réorientation, Redressement et Rigueur) devant caractériser tout gouvernement de transition dans le pays qui selon eux, n’est pas dirigé depuis les 6 et 7 juillet.

Pour ce regroupement de Petrochallengers,  la situation de crise est le résultat des décisions adoptées par les autorités étatiques allant à l’encontre de la majorité de la population du pays. Selon eux, la situation de protestation enregistrée partout dans le pays est la conséquence  directe d’une mauvaise gouvernance articulée contre la population, axée sur une politique d’exclusion, de corruption et d’impunité. De telles pratiques ne sauraient délivrer des (bons) résultats, croient-ils.

Ils invitent les acteurs locaux, qui ne sont pas impliqués dans des actes de dilapidation des ressources du pays, à assumer leurs responsabilités devant la nation. « Le peuple ne doit se battre pour que ce soient les étrangers ou ceux qui travaillent pour eux, les corrompus et malfaiteurs qui en profitent », soutiennent les Petrochallengers qui dénoncent les mauvaises pratiques des autorités étatiques qui ne font qu’embraser la colère de la population.

Puisque les dirigeants n’assument pas leurs responsabilités, il est naturel que les dirigés se responsabilisent. Les mobilisations se poursuivent jusqu’à ce que lumière soit faite sur l’utilisation du fonds PetroCaribe, notamment avec le procès attendu, s’expriment les Petrochallengers, exigeant entre autres la démission du pouvoir en place et que la justice sévisse contre les dilapidateurs dudit fonds qui doit être restitué.



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