Conjoncture

Combien de « lock » faut-il pour relancer Haïti ?

Publié le 2019-09-19 | lenouvelliste.com

Le résultat de quatre jours de paralysie est catastrophique pour le pays. Si certaines banques, certains centres commerciaux et même le commerce informel fonctionnent ce jeudi, la situation était complètement différente durant les jours antérieurs. En effet, les hostilités étaient lancées ce dimanche 15 septembre. Des pneus enflammés jonchaient certaines rues du centre commercial de Pétion-Ville. Á Bourdon, la situation était compliquée pour les automobilistes. Les taxis-motos ont seul eu le dernier mot. Par la suite, le reste de la zone métropolitaine allait adhérer à la paralysie quasi complétement du pays.

L’école est la grande perdante de ces jours dits encore une fois « peyi lòk ».  Une semaine entière perdue pour le secteur éducatif, les écoles et autres universités qui pâtissent aussi de la rareté et des actes de violence sur le pavé n’y pouvaient rien. Des citoyens, élèves et étudiants sont à l’immobilisme.  Conséquence : les activités économiques, même sans des chiffres officiels, sont au bas. Et la rareté de carburant, notamment celle de la gazoline, comme on appelle l’essence en Haïti, demeure.

En début de soirée de ce jeudi 19 septembre dans plusieurs artères de la capitale et ses environs, la gazoline est toujours introuvable. Même si les activités ont tendance plutôt à reprendre lentement, la rareté de l’essence résiste encore.  Il suffit de s’adresser au fameux chauffeurs de taxis-motos pour comprendre que la solution va prendre encore du temps. Les bidons jaunes devenus symboles de la rareté de carburant ces derniers temps sont toujours remarquables à l’arrière des motos et entre les mains de ceux qui cherchent le précieux liquide.

Le gouvernement a beau annoncer que les 140 000 barils sont déjà arrivés au terminal de Thor. Les rumeurs de toutes sortes circulent dans la vile. Ce qui est certain, c'est que les pompes ne trouvent comment assurer la distribution. Les gens font preuve d’impatience et lancent des propos insultants à l’endroit des autorités et des propriétaires de pompes à essence. L’équation de la rareté demeure toujours à plusieurs inconnues. Le gouvernement démissionnaire de Jean-Michel Lapin a annoncé, de son côté qu’aucune décision n’a encore été prise sur la hausse des prix.



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