Il manque une âme à l’université d’Haïti, faisait remarquer Dantès Bellegarde, en 1929. Près d’un siècle plus tard, ce constat reste toujours de mise. En effet, lorsque, en septembre 2015, des étudiants se sont organisés pour perpétrer des violences contre des participants à un débat présidentiel qui devait se tenir dans l’enceinte de l’Institut supérieur d’études et de recherches en sciences sociales (ISERS), on ne peut s’empêcher de se demander s’ils ont jamais eu conscience de ce qui constitue l’essence même de l’université. Comment de
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