Libération de l’ex-député Jean Fenel Tanis, la Fondation Je Klere crie au scandale et demande de diligenter une enquête

Publié le 2019-05-23 | lenouvelliste.com

Dans une lettre adressée au Conseil supérieur du pouvoir judiciaire (CSPJ), le mardi 21 mai 2019, la Fondation Je Klere conteste avec la plus grande rigueur la décision du juge Pierre Apsorde Pierre-Louis de libérer l’ex-député Jean Fenel Tanis, Jean Edrique Pompée et un ressortissant jamaïcain, Kess Huss Campbell, arrêtés en mars 2019 en possession de 491 kilos de marijuana.

Le 5 mars 2019, des agents de la Police frontalière (POLIFRONT) avaient procédé à l’arrestation de trois individus à Ganthier dont l’ancien député de Cayes/Île-à-Vache, Jean Fenel Tanis  en possession de 491 kilogrammes de marijuana alors qu’ils étaient à bord d’un véhicule de marque Nissan Patrol en direction de la République dominicaine. Transférés au tribunal correctionnel, Jean Fenel Tanis, Jean Edrique Pompée et Kess Huss Campbell, ressortissant jamaïcain, ont été libérés sur ordonnance du juge Pierre Apsorde Pierre-Louis du tribunal civil de Croix-des-Bouquets. Cette décision a été dans un premier temps dénoncée par le commissaire du gouvernement, Me Maxime Augustin, qui avait précisé avoir interjeté appel car il estimait que les prévenus devraient être jugés par le tribunal criminel, en lieu et place du tribunal correctionnel.

C’est maintenant le tour de la Fondation Je Klere de mettre en cause la remise en liberté de ces présumés trafiquants de drogue avec la plus grande rigueur. Dans une correspondance adressée au président du CSPJ, René Sylvestre, et portant la signature de la directrice exécutive de la fondation, Marie Yolène Gilles, la fondation dénonce la décision de condamner seulement ces présumés trafiquants à une amende de 100 000 gourdes pour détention illégale de stupéfiants pour usage personnel.

Les responsables de l'organisme de défense des droits humains se disent étonnés de constater que moins d’un mois après l’arrestation de ces  trois présumés trafiquants qu’un juge d’instruction du tribunal de première instance de Croix-des-Bouquets a rendu son ordonnance renvoyant les prévenus au tribunal correctionnel. C'est pourquoi la fondation Je Klere, dans la correspondance, réclame une enquête de moralité et exige de passer au crible l’état des patrimoines des juges concernés car de telles décisions sont de nature à avilir la justice.

Réagissant à ce dossier, Marie-Yolène Gilles a qualifié de «scandaleuse», la décision du juge Pierre Apsorde Pierre-Louis d’ordonner la libération de l’ex-député Jean Fenel Tanis, de Jean Edrique Pompée et du ressortissant jamaïcain, Kess Huss Campbell.

Israël Jeune jeuneisrael@gmail.com
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