Bureau national d’Ethnologie 17 mai en position

Reconnaître les liens caribéens à travers l’héritage amérindien

Publié le 2019-05-21 | lenouvelliste.com

Roland Léonard

Ils étaient nombreux les étudiants en provenance de diverses facultés, présents sur la cour et dans les jardins du bureau national d’ethnologie. Ils avaient répondu dans l’enthousiasme à cette invitation, à l’exposition « liens caribéens ». Ils ont déambulé d’un point à l’autre. Certains admirant des photos d’objets hérités de nos ancêtres amérindiens, comme une hache en silex, des pots en terre cuite, des canoës, d’autres fascinés par un art du tatouage avec le dessin symbolique d’un oiseau, d’autres encore par un héritage gastronomique : la cassave, sa préparation à partir du manioc râpé et sa cuisson . D’autres yeux se sont arrêtés sur un hamac, les invitants au repos, au farniente : encore un legs des premiers habitants de Quisqueya, ayant traversé les siècles. Il faisait chaud cet après-midi, mais pas au point de nuire à notre intérêt pour cette exposition très instructive.

Par ailleurs, notre curiosité nous a poussé vers des gravures, photos et autres objets artisanaux exposés en permanence au bureau, sur ses murs : clichés et littératures sur les lakou d’Haïti ( Souvnans, Soukri…) ; photo de Sanite Bélair et d’autres encore. Aucun visiteur qui se respecte n’oublierait de faire un petit tour a la bibliothèque pour découvrir les photographies des premiers directeurs du bureau d’ethnologie depuis Jacques Roumain, ainsi que les revues et fascicules célèbres consacrées aux activités  de l’institution, ses thèses et recherches.

Enfin, vers les 5 heures 30 p.m., au micro d’une tribune installée sur la plateforme  du perron de la grande salle, le directeur du bureau d’ethnologie, Erol Josué prenait la parole pour décrire la portée de l’évènement. Elle concerne la culture haïtienne et les relations de fraternité avec les îles voisines de la Caraïbe et les pays marqués par le même héritage. Cadrage et contexte.

Instances

Il était honoré de la présence de la ministre du Tourisme, d’un représentant du ministère de la Culture, de la mairesse  Ketina Belabe, d’un représentant des Bahamas, de la dame Emmelie Prophète.

L’évènement est mondialement célébré, s’agissant des liens caribéens  à travers la culture amérindienne : il a son point de départ dans une université hollandaise (Pays-Bas), l’université Leyden intéressée à ces recherches, ayant formé notre seul docteur en archéologie, Sony Jean, présent en la circonstance. Introduit par le directeur, monsieur Sony Jean a lu le message d’une personnalité  étrangère, organisatrice de ce projet baptisé « NEXUS 1492; celui-ci met l’accent sur les régions nord et sud de l’île d’Haïti, intéressantes pour les recherches archéologiques.»

 Par la suite, l’archéologue devait assister, dans une visite guidée de l’exposition, le public invité à pénétrer par groupes à l’intérieur de la grande salle du musée qui sert parfois d’auditorium.

On est sorti édifié sur les liens amérindiens dans les Caraïbes et leurs héritages actuels dans nos us et coutumes. Nos habitudes alimentaires, notre flore, notre faune, sauvage ou domestique. Soit une exposition très instructive après explication.



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