« Lise », pour célébrer le réveil de l’IDDLWR

L’Institut de danse Lynn Williams Rouzier a présenté « Lise, la fille mal gardée », une comédie romantique en ballet, le 30 mars 2019, dans les jardins de Djoumbala. Ce spectacle, le premier depuis que le local de l’institution a été incendié, a semblé signifier son sursaut vers l’avenir.

Publié le 2019-04-01 | lenouvelliste.com

Il n’y a pas que les parents d’élèves à avoir répondu à l’appel de l’IDDLWR le samedi 30 mars 2019. Des anciens danseurs de la compagnie de danse et aussi des chorégraphes et directeurs d’autres compagnies étaient bien des leurs.

La soirée débute avec la distribution des certificats d’adhésion d’une trentaine d’étudiants décernés par le Conseil international de la danse de l’Unesco. Un moment émouvant tant pour les étudiants que pour Lynn et Marynn, toutes heureuses que cette bonne nouvelle ait survenue tandis que leur institution était en pleine épreuve.

Le spectacle s’ouvre avec le réveil dans une campagne de Simone, jouée par Marynn Rouzier. C’est une veille femme à la fois sévère avec sa fille Lise, incarnée par Berisha Fareau, mais assez boute-en-train quand elle est en société.

Lise, le personnage principal, entretient une relation passionnelle avec Colas (Ronael Chery). Laquelle passion qu’elle cache à sa mère qui se montre très sévère dans sa façon d’élever sa fille. Il arrive que sa mère la fouette, la surveille à longueur de journée.

L’épreuve va commencer quand Thomas (James Celestin Junior), un riche vigneron, se pointe chez Simone pour demander la main de sa fille pour son fils Alain (Frantziou Delcine). Colas, qui ne veut pas perdre la bataille face à ce compétiteur, rôde toujours dans les parages. Il lui est arrivé d’ailleurs de surprendre sa dulcinée en train de danser avec Alain, qui est très maladroit. Heureusement, Lise affichera sa préférence publiquement pour lui. Un orage soudain vient interrompre ce beau spectacle auquel assistent tant de gens dont Simone.

Quand cette dernière rentre à la maison avec sa fille, elle la ferme à double tour dans sa chambre. C’est alors que Thomas et son fils se pointent avec un notaire pour sceller le contrat de mariage. Lise et son amant sortent de la chambre et demandent à Simone de bénir leur union. Ce qu’elle fait sans broncher. Comme la plupart des grands ballets, “Lise” se clôt avec un duo des deux premiers rôles.

Un ruban orange est revenu plusieurs fois dans l’exécution de l’œuvre. Il a d’abord été déposé quelque part par Lise en gage de loyauté à Colas. Les deux amoureux ont ensuite exécuté l’une des danses les plus romantiques de la soirée où ils se liaient et se déliaient avec le ruban.

Marynn s’est révélée assez crédible en incarnant cette paysanne revêche parfois qu’est son personnage. Elle a chaussé pour l’occasion de grosses bottes, une robe bouffante grotesque et une chevelure poivre sel. Un autre acteur qui a eu l’adhésion du public, c’est bien Frantziou Delcine. Son accoutrement et sa gestuelle ont aidé conséquemment à camper le personnage ridicule qu’est Alain.

Le rendez-vous s’est clos avec les remerciements d’usage, un homage à plusieurs personnes pour leur implication dans l’organisation du spectacle et surtout le rappel de la participation d’une délégation de l’IDDLWR à la finale le 12 avril 2019 à New York du Youth America Grand Prix.



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