Coup d’oeil sur le Système national de gestion des risques et des désastres

Gestion des Risques et des Désastres

Publié le 2018-12-05 | Le Nouvelliste

National -

En Haïti, la gestion des risques et des désastres est assurée par l’État à travers le Système national de gestion des risques et des désastres (SNGRD). C’est un système complexe dans lequel interagissent de nombreuses institutions. Je vous fais grâce de l’organigramme chargé que vous pouvez trouver sur Internet. Pour résumer, le SNGRD est à la fois stratégique, technique et opérationnel.

Stratégique

L’ouragan Georges en 1998 était le déclic pour l’État haïtien d’élaborer un Plan national de gestion des risques et des désastres (PNGRD). Les objectifs clairement définis de ce Plan, publié en 2001, étaient d’agir sur les causes et les facteurs de risques afin de réduire les impacts négatifs des désastres ; et renforcer la capacité d’intervention au niveau central, départemental et communal/local. Puis, pour l’application de ce document stratégique, le premier pallier du système a été créé. Il s’agit du Comité national de gestion des risques et des désastres (CNGRD) sous le leadership du Premier ministre. Ce leadership est généralement délégué au ministre de l’Intérieur. Son secrétariat exécutif est la Direction de la protection civile.

Ayant la commande du système, le CNGRD est composé d’une dizaine de ministres et du président de la Croix-Rouge haïtienne. Le CNGRD a pour mission de définir la politique gouvernementale en matière de Gestion des risques et des désastres (GRD); guider, coordonner et évaluer la mise en œuvre des programmes exécutés dans le cadre du PNGRD; et promouvoir l’intégration régionale des questions de GRD.

Technique

Le bras technique du système est le Secrétariat permanent de gestion des risques et des désastres (SPGRD). Il transmet les orientations et décisions premières du CNGRD. Elle s’occupe également de la coordination et la mise en œuvre du Plan national de gestion des risques et des désastres. Le SPGRD est divisé en gestion des risques en temps de paix et gestion des désastres en temps d’urgence. Une bonne gestion des risques en amont limiterait les situations d’urgence. Malheureusement, comme pour refléter notre État « pompier », c’est surtout en temps d’urgence que le SPGRD fait parler de lui par l’activation des Centres d’opération d’urgence départementaux (COUD), communaux (COUC) et locaux (COUL).

Opérationnel

Comme pour l’aspect technique, l’opérationnel est aussi divisé en gestion des risques et gestion des désastres. Les opérations liées à la gestion des risques sont souvent des opérations de sensibilisation visant à aider la population à être moins vulnérable. Le Comité thématique d’éducation et sensibilisation du public (CTESP) du SPGRD y est dédié. De plus, les bulletins de tous les matins de l’unité hydrométéorologique du ministère de l’Agriculture et les bulletins sismiques du Bureau des mines (ministère des Travaux publics) sont aussi de la gestion des risques. Sans oublier la gestion du risque de tsunami par le Service maritime et de navigation d’Haïti (SEMANAH, ministère des Travaux publics). En effet, le SEMANAH a commencé à installer des marégraphes, des panneaux de signalisation indiquant les voies d’évacuation en cas de tsunami dans certaines villes côtières du pays.

En cas d’urgence, le Centre d’opération d’urgence (COU) est activé. Sa coordination générale est assurée par la Direction de la protection civile (DPC). Il joue entièrement le rôle opérationnel et a la responsabilité de coordonner les actions des institutions impliquées dans la réponse aux urgences et aux catastrophes.

Présidé par le ministre de l’Intérieur, le COU planifie la prise articulée de décisions et définit les interlocuteurs privilégiés en lien à la nature de l’urgence. Le COU assure la coordination inter-institutionnelle, contrôle les opérations, informe le public à travers la presse sur la conduite à tenir. Et enfin, le COU est censé évaluer chaque opération en vue d’amélioration future de ses performances.

Quel que soit l’impact spatial d’un événement adverse, ces opérations sont toujours assurées à travers différents comités départementaux, communaux et locaux (au niveau de la section communale). Bien que ce ne soit pas officiel, aujourd’hui il existe des comités au niveau des localités.

Bien que complexe, le Système national de gestion des risques et des désastres a vraiment une couverture nationale. Il implique des techniciens de la majorité des ministères et de bénévoles à travers tout le territoire national. Avec une telle structure, on s’attendait à une meilleure capacité de réponse aux urgences. Le problème dépasse-t-il la bonne volonté des techniciens et bénévoles?

Newdeskarl Saint Fleur newdeskarl@gmail.com Auteur

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