L’étau se resserre

Au Palais de Justice

Publié le 2018-11-07 | Le Nouvelliste

National -

Les avocats n’entendent pas lâcher prise. Ils veulent aller jusqu’au bout après les invitations lancées par le commissaire du gouvernement de Port-au-Prince Clamé Ocnam Daméus à certains hauts fonctionnaires de l’État cette semaine. Jusqu’à aujourd’hui, ils respectent le mot d’ordre qu’ils avaient lancé à savoir bloquer les véhicules à l’entrée principale du Palais de Justice, même celui du doyen du tribunal de première instance de Port-au-Prince, le juge Bernard Saint-Vil, n'a pas pu y pénétrer.

L’entrée est libre après 2 heures p.m. Cela a commencé le mardi 6 novembre 2018. « Une fois que nos revendications sont satisfaites, les activités judiciaires recommenceront comme par le passé », ont déclaré des hommes de loi, soulignant que le premier objectif est la révocation du commissaire du gouvernement.

« C’est sur les réseaux sociaux que nous avons appris que Berson Soljour et les autres policiers ont été cités au correctionnel. Cependant, nous n’avons jamais été touchés par cette citation », selon d’autres avocats. Ils disent ne pas comprendre pourquoi le gouvernement refuse de révoquer Clamé Ocnam Daméus. Est-ce parce qu’il fait le travail qu’aucun autre comme lui n’aurait jamais fait ? Nous aimerions savoir, ont-ils poursuivi. Peut-être qu’avec le retour du bâtonnier de l’ordre des avocats de Port-au-Prince, Me Stanley Gaston, les initiateurs du mouvement sauront faire la part des choses.

Que vous soyez blancs ou noirs, riches ou pauvres, vos véhicules restent devant ou à côté du palais de justice. Même celui du chef de juridiction de Port-au-Prince, le juge Bernard Saint-Vil, est parqué au dehors sans aucune garantie. Tant que le commissaire Daméus reste dans sa fonction, le mot d’ordre de grève sera toujours maintenu et le tribunal ne pourra jamais tenir des audiences dans les différentes salles du palais de justice, ont indiqué des avocats.

« Nous avons besoin de demander la parole aux juges. Avant, il faut que nos droits soient respectés. Sinon, nous ne pourrons pas défendre les autres, surtout ceux-là qui sont, depuis des années, en détention préventive prolongée », ont-ils martelé.

C’est sûr que le premier trimestre de l’année judiciaire est gâché. Il est vrai que la tradition veut que l’année judiciaire commence en novembre. Pour l’exercice 2018 – 2019, il est fort probable qu’il débutera en janvier 2019. Car le conflit opposant le commissaire de police Berson Soljour, deux autres policiers et trois avocats, membres du barreau de Port-au-Prince, est au centre des débats. Pour cette année judiciaire, le tribunal est mal parti.

Rappelons bien que les travaux judiciaires, selon le décret du 22 août 1995, débutent le 1er lundi d’octobre pour prendre fin le dernier vendredi de juillet. Comme d’habitude, le doyen organise une assemblée générale des juges en vue de débattre des points relatifs au bon fonctionnement du tribunal. Ainsi, tous les magistrats avaient leurs horaires d’audience. La disparition brutale de la juge Otswalde Joseph allait bloquer les activités du tribunal pendant plus d’une semaine. Et l’invitation de Schiller Louidor, membre de Fanmi Lavalas, par le commissaire du gouvernement de Port-au-Prince, Clamé Ocnam Daméus, était venue renverser la situation. Elle était à l'origine de l’incident survenu entre le directeur départemental de l’Ouest de la Police nationale d’Haïti, le commissaire Berson Soljour, et le commis-parquet Wilbert Whau, l’avocat Elie Augustin du barreau de Port-au-Prince. Ajouté aux actes de brutalité subis par deux autres avocats à Delmas 33. Voilà ce qui a en quelque sorte boycotté le premier trimestre de l’année judiciaire 2018 – 2019.

On est persuadé que les acteurs en cause vont écouter la voix de la raison pour aboutir à un dénouement heureux.

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