« Carte blanche » souffle sa première bougie : bilan et perpectives

PUBLIÉ 2018-08-07
Les jeunes veulent de plus en plus s’engager. Ils essaient tant bien que mal d’apporter leur participation dans ce « demen miyò » dont rêvent tous pour Haïti. Seuls ou en groupe, ils mettent sur pied des projets qui tiennent la route et qui sont bénéfiques à leur communauté. Il y a un an, Djimy Ducasse a initié « Carte blanche » dans sa ville natale, Hinche. Aujourd’hui, il en parle.


Culture, éducation, religion, politique, science, etc., sont les différents thématiques traites dans Carte blanche qui est une série de rencontres et de causerie organisée tous les deuxièmes et quatrièmes samedis du mois, à Hinche. « C’est un espace où des personnalités publiques, d’ici et d’ailleurs, évoluant dans différents secteurs sont invitées à partager leurs expériences professionnelles avec les Hinchoises et Hinchois. C’est un espace de dialogue. Tout en retraçant son parcours, l’invité(e) lance le débat autour d’un thème de son champ d’étude ou du domaine dans lequel elle/il évolue », explique Djimy Ducasse, l’instigateur du projet. « Carte blanche » serait donc un espace de proposition et d’orientation professionnelle à l’intention de la population de la ville de Charlemagne Péralte, surtout les jeunes.

Que seraient les expériences si elles n’enseignaient rien ? Bien entendu, cette activité n’est pas sans défis à relever, sans obstacles à contourner tout en gardant, toutefois, les yeux rivés sur les objectifs à atteindre. « Carte blanche est une activité à but non lucratif cependant, sa tenue nécessite un coût. Nous avons heureusement l’auditorium du complexe administratif de Hinche à notre disposition. Mais nous sommes obligés de louer des chaises parce que non suffisantes dans la salle et d’emprunter ou de louer une génératrice, des ventilateurs quand il fait chaud, et des matériels de sonorisation. À chaque édition, c’est un véritable casse-tête », s’accable le jeune homme qui est étudiant finissant en sociologie à la Faculté des Sciences humaines, et journaliste.

Une fois sur pied par Djimy, « Carte blanche » est gérée par toute une équipe. Nedjison Hector, Wilbens Hood St-Fleur, Sandrine Marcenat, Rose Michelle Riché, Jean Junior Etienne, Djively Francois, et bien sur, le maestro de l’orchestre, Djimy Ducasse. « Certains d’entre nous sommes stables à Hinche, ce qui facilite un peu la coordination. Pour les invités, nous faisons les choix après concertation. Par contre c’est moi qui fais les contacts. Lettre d’invitation, e-mail, appel. Et je tiens à mentionner que toutes les personnes qui ont déjà participé, l’ont fait gratuitement », confie Djimy qui voulais contribuer à une meilleure orientation des jeunes de sa ville natale. « C’était l’un de mes objectifs après avoir laissé Hinche pour venir dans la capitale afin de poursuivre mes études supérieures. Ouvrir un espace où le débat intellectuel serait à l’ordre du jour, créer une sorte de proximité entre les générations, assurer une certaine transmission de savoir et de valeurs », avance-t-il, voyant que la zone qui a vu naitre Charlemagne Péralte avait un sérieux déficit d’activités socio-culturelles, pour ne pas dire qu’elles sont quasi inexistantes.

Carte blanche a déjà reçu pas mal de figures publiques. Pascal Solages, Dangelo Néard, Michel Joseph, Mike Bellot, Marthe Aly Dorcé, Junior Rigolo, pour ne citer que ceux-là. Il ont également honoré 20 des plus anciens professeurs de Hinche. Carte blanche est encore jeune, tout juste une année le 8 juillet 2018 et les défis restent de taille. « Il nous reste beaucoup de chemin à parcourir, nous ne sommes qu’au début de l’aventure. Ak sajès epi detèminasyon, n ap vanse », déclare la tête pensante de la troupe qui a profité de l’occasion pour lancer un appel à l’aide pour achat de matériels comme des micros, speakers, amplificateur, génératrice, etc. « Nous sommes joignables par e-mail : djimyducasse92@gmail.com , sur Facebook, Twitter et Instagram : @djimyducasse ».



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